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Un vote émotif, selon Carignan

Le sénateur Claude Carignan.

Un vote émotif, selon Carignan

La vague orange au Québec

Lundi soir dernier, le Québec s’est littéralement teinté d’orangé, la couleur du Nouveau Parti démocratique (NPD). «Dans les années 1970, le Québec était rouge. Puis, il est passé au bleu conservateur dans les années 1980 avant d’opter pour le bleu du Bloc. Là, il est orange. Aucune autre province n’a changé de couleur aussi souvent que le Québec», a commenté le sénateur conservateur et ex-maire de Saint-Eustache Claude Carignan, au lendemain des élections fédérales.

Un revirement qu’il attribue en partie aux origines latines des Québécois et qui les incitent à voter davantage en fonction de leurs émotions que de leur pensée rationnelle. Or, les gens qui ont voté pour le NPD, selon lui, sont les mêmes qui ont voté pour l’ADQ, en 2007. «Ce sont les mêmes 30 ou 40 % qui cherchent une solution. C’est ce qu’on appelle un vote flottant, accessible. Le Parti conservateur n’a malheureusement pas été capable de le saisir», avance-t-il.

Mais ça, le sénateur le savait déjà. Le 21 avril dernier, celui qui a donné son appui à Lucie Leblanc savait que la défaite dans Rivière-des-Mille-Îles les attendait, le soir du 2 mai. «Entre le 14 et le 21 avril, le NPD a gagné 12 points», dit-il. Du coup, Mme Leblanc s’est retrouvée nez à nez avec Laurin Liu, candidate du NPD. Le 21 avril, les sondages indiquaient que Mme Leblanc récolterait 9,6 % du vote. Le 2 mai, c’est précisément ce qui s’est passé alors qu’elle terminait la course avec un maigre 9,7 % des votes, loin derrière son adversaire néo-démocrate (49,2 %). «J’en profite pour offrir mon aide à Laurin Liu afin qu’on puisse travailler ensemble au bien-être des électeurs de Rivière-des-Mille-Îles», a-t-il cependant indiqué, bon joueur.

M. Carignan a aussi profité de la tribune pour réitérer son intention de travailler activement à l’amélioration des infrastructures des municipalités, surtout dans le comté, «pour combler le vide», a-t-il dit. «Parce que ces gens-là, même s’ils ont été élus, ils n’ont pas le pouvoir. L’effet est le même que lorsque le Bloc était à Ottawa», a-t-il tout de même pointé.

Dans l’immédiat, le sénateur estime que le premier ministre Harper devra poser des gestes afin de rétablir le lien de confiance entre lui et le Québec. «C’est clair qu’il y aura une période de réflexion», souligne-t-il.

Quant à lui, il prépare son retour à Ottawa, vraisemblablement prévu d’ici la fin du mois de mai. «Lors de ma nomination à titre de sénateur, il y a deux ans, je me suis engagé à travailler à la réforme du Sénat. Maintenant que le gouvernement conservateur est majoritaire, tout comme le Sénat du reste, je crois avoir les outils nécessaires pour mener à bien ce projet», a-t-il fait savoir. Et après? «Je ne sais pas encore. J’ai toujours dit que le Sénat n’était pas une fin en soi, mais un tremplin», a-t-il terminé.

 

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