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Un cadeau enrichissant et stimulant pour Rosalie

Intégration à la société malgré sa trisomie

Rosalie a fêté son anniversaire le 4 mars dernier. Elle a eu six ans. Le plus beau cadeau qu’elle a reçu, c’est la société qui le lui a donné: l’insertion, l’intégration, l’inclusion. Appelez cela comme vous voulez, mais la société lui a donné la chance de faire partie intégrante de la collectivité malgré sa trisomie 21.

Dans le cadre de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, quoi de plus inspirant que le témoignage de Rosalie pour rappeler à l’ensemble de la population la contribution significative des personnes ayant une déficience intellectuelle et pour rappeler les enjeux actuels. C’est l’occasion de faire tomber, une fois pour toutes, les barrières, les mythes et tout autre préjugé sur la déficience intellectuelle.

Rosalie St-Jacques fréquente l’école au Cœur-du-Boisé, à Saint-Eustache, preuve qu’une intégration dans le système scolaire et dans la société est possible.
À pareille date, en 2006, le journaliste Dany Cloutier soulignait dans L’ÉVEIL l’intégration de la petite Rosalie au Centre de la petite enfance de son quartier. Alors âgée de trois ans, on pouvait constater qu’elle «semblait bien s’intégrer au groupe». Entourée d’une équipe multidisciplinaire spécialisée (ergothérapeute, physiothérapeute et éducatrice), elle a pu bénéficier d’une stimulation optimale et apprendre à fonctionner en groupe. Rosalie évoluait déjà dans une belle famille avec deux frères, Guillaume, âgé de 9 ans, et Olivier, âgé de 3 ans. Malgré un retard, elle avait, au préalable, réussi les étapes du développement moteur comme ramper, se tenir assise, marcher, courir, etc.

Trois ans plus tard, elle poursuit son cheminement au sein de l’école de son quartier. La jeune élève est confrontée, comme tout enfant, aux contraintes, aux frustrations et aux réussites, ainsi qu’amenée à tisser des liens sociaux. Pour les parents, Brigitte Simard et Bruno St-Jacques, qui avaient demandé du soutien pour leur enfant trisomique au service de garde, il était primordial que leur fille soit également accompagnée en classe par une intervenante pour venir en aide à l’enseignante. C’était essentiel pour une intégration réussie, selon eux. «La Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles et la direction de l’école ont eu une ouverture d’esprit et ont travaillé conjointement avec nous pour que Rosalie soit intégrée avec l’argent nécessaire pour son accompagnement», souligne sa mère, Brigitte Simard.

La vie scolaire apporte une multitude de bienfaits à Rosalie. Elle s’est fait des amis, se fait inviter à des fêtes. Les autres élèves de l’école bénéficient également du fait de côtoyer une enfant trisomique. «En lui donnant sa chance, Rosalie fait partie de la société avec toutes ses forces et ses faiblesses comme nous tous d’ailleurs. Une personne ayant une déficience intellectuelle n’a pas que des limites, mais aussi de grandes possibilités», fait savoir la maman.

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