- PUBLICITÉ -
Témoin d’amour et de véracité.

Photo Michel Chartrand - La coordonnatrice clinique de la Maison de soins palliatifs à Saint-Eustache, Manon Chiasson, estime que la première qualité pour travailler avec des personnes en fin de vie, c’est l’authenticité.

Témoin d’amour et de véracité.

Manon Chiasson, coordonnatrice clinique

DOSSIER: SOINS PALLIATIFSCroire à nouveau en l’amour. C’est ce qui a changé dans la vie de Manon Chiasson, coordonnatrice clinique de la Maison de soins palliatifs à Saint-Eustache, depuis qu’elle y travaille.

Infirmière responsable de la Maison depuis près de six mois, Manon Chiasson a d’abord été embauchée au sein de l’organisme à sa réouverture en janvier 2009 comme infirmière.

Ayant déjà occupé un poste de gestion dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), elle avait toujours rêvé d’œuvrer en soins palliatifs. «Ce contact permet de se ressourcer. C’est contraire de ce que l’on peut penser. Ce n’est pas tout le temps triste. Il y a des rires. On assiste à des témoignages d’amour. On trouve beaucoup d’authenticité. On en sort grandi, valorisé», fait-elle remarquer.

Mme Chiasson admet avoir rarement vu des hommes aussi bien partager leurs sentiments avec leur conjointe. Selon elle, lorsqu’une personne est en fin de vie, cela amène les proches à exprimer leurs émotions profondes. C’est également le lieu de retrouvailles. «J’ai récemment assisté aux retrouvailles d’une bénéficiaire et de sa sœur, vivant en Angleterre, qui ne s’étaient pas vues depuis 10 ans. J’ai également été témoin d’un homme ayant retrouvé son enfant la veille d’être transféré à la Maison», raconte-t-elle.

La coordonnatrice convient que de travailler dans ce milieu a changé sa vie. «Ça change ta pensée. Tu n’es jamais aussi valorisé qu’ici. Ma croyance est plus grande dans les rapports humains. J’y crois davantage. J’étais plus méfiante dans ma vie de tous les jours. Je crois plus à l’amour, aujourd’hui», estime la femme de 43 ans.

En tant que coordonnatrice clinique, Manon Chiasson veille à s’informer de l’état des patients, à répondre aux besoins ponctuels de ceux-ci, à informer les employés sur l’administration de certains médicaments. Elle participe aux rapports cliniques. Elle voit également à l’embauche du personnel et à l’aménagement de l’horaire.

La Maison de soins palliatifs embauche six infirmières, six préposés aux bénéficiaires à temps plein et quatre autres à temps partiel. Ainsi, une infirmière et un préposé sont en poste 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. «Mon défi consiste à travailler avec une petite équipe. Je ne peux pas compter sur une liste de rappel. Je travaille avec la collaboration de tous. La pénurie d’infirmières, on la vit aussi», fait-elle savoir.

La docteure Diane Perry visite la Maison trois fois semaine et des collègues sont disponibles 24 heures sur 24.

Manon Chiasson travaille dans le milieu de la santé depuis 1988. Après avoir travaillé dans un CHSLD pendant deux ans et demi, elle dit préférer l’environnement «communautaire» de la Maison. «C’est moins lourd. C’est très familial. On s’entraide plus. C’est comme être à la maison. D’ailleurs, la nourriture offerte est faite maison par des bénévoles», souligne-t-elle.

La première qualité pour travailler avec des personnes en fin de vie, c’est l’authenticité, encore plus que dans les autres secteurs de la santé, soutient-elle. La disponibilité, l’écoute suivent de très près.

 

 

 

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

Section concours

- PUBLICITÉ -
Top