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L’abbaye d’Oka vendue pour 5,5 millions de dollars

L’abbaye D’oka Vendue Pour 5,5 Millions De Dollars

«Tant que nous ne sommes pas passés chez le notaire…», dit Alexandre Triquet

NDLR: Bien que l'offre d'achat pour l'abbaye ait été acceptée, qu'un dépôt de 100 000 $ non-remboursable ait été remis à la Corporation de l'abbaye, que la vérification diligente ait été complétée et que «certaines banques» aient confirmé à l'acquéreur qu'elles acceptaient d'embarquer dans le projet, autant l'acheteur que «l'acheté» refusent de parler de vente pour le moment contrairement à ce que nous indiquions dans La Concorde du 25 octobre. Plusieurs citoyens concernés sont d'ailleurs montés aux barricades pour décrier cette manchette...Voici les positions des parties impliquées.

Bien qu’il reste des questions importantes à régler avant que ne soit conclue la vente de l’abbaye d’Oka, le processus d’achat de ce bâtiment patrimonial va bon train.

Alexandre Triquet, président-directeur général de Tridan, une entreprise qui se spécialise dans les investissements immobiliers et qui est partenaire dans l’aventure avec Gestion Georges Coulombe, est confiant de voir aboutir le processus entamé le 12 mai lorsqu’il a déposé une première offre d’achat pour acquérir l’abbaye.

Son partenaire Georges Coulombe, avec qui il a entre autres travaillé sur le projet de revitalisation de Stonehaven à Sainte-Agathe-des-Monts, a été le premier à être approché par le ministère de la Culture concernant l’abbaye qui, lui avait-on dit, avant l’été, «avait des problèmes».

«Je crée de la richesse dans des immeubles, de dire M. Triquet. M. Coulombe m’a donc demandé d’aller visiter l’abbaye pour savoir ce que j’en pensais et pour voir s’il y avait quelque chose d’intéressant à faire au niveau du patrimoine. Je suis un maniaque d’histoire.»

Au terme d’une visite approfondie de l’abbaye, le président de Tridan ne peut que constater que «la situation est critique».

«L’abbaye est le bastion de l’agriculture au Québec et des groupes étaient en train de vouloir le démanteler en raison d’une faillite technique probable à l’horizon. J’ai donc monté un projet d’agrotourisme sur l’abbaye d’Oka pour éviter son démantèlement. Nous avons ensuite soumis un projet de réfection des immeubles patrimoniaux pour conserver leur vocation.»

Plusieurs étapes

Une fois que Tridan et Gestion Georges Coulombe se sont entendus sur le projet à réaliser, la première étape, a expliqué M. Triquet, a été de «normaliser tout ce qui se passe à l’intérieur». Il a ensuite déposé une offre d’achat puis travaillé «pendant quelques mois» sur la vérification diligente.

«Nous sommes maintenant à faire le montage financier, a ajouté Alexandre Triquet. Nos évaluations de propriétés sont faites. Nous avons reçu les premières lettres d’intérêt de certaines banques qui veulent nous suivre, mais c’est très complexe comme dossier.»

Le fait que «l’abbaye soit vide», de poursuivre M. Triquet, et qu’aucun projet ne soit présentement sur la table pour assurer sa pérennité («sans vraiment de projet»), explique sa complexité.

«Nous sommes sur les derniers milles de la transaction, mais ne sommes pas rassurés à 100 % sur les intervenants. En ce moment, la transaction avance très bien. Nous avons très bien avancé, mais il reste encore de petites questions à répondre en fait de partenariats.»

Les entreprises et organismes locaux d’Oka seront notamment mis à contribution, car comme l’affirme Alexandre Triquet, «le but est d’assurer la pérennité de l’abbaye».

«Nous ne sommes pas là pour acheter l’abbaye, le revendre et qu’il soit possiblement démantelé. On est là pour faire un projet qui va durer et qui va faire revivre Oka. C’est ce qu’on s’était donné comme mission avec Sainte-Agathe-des-Monts et le Stonehaven.»

Un dépôt de 100 000 $ a été donné en garantie à la Corporation de l’Abbaye d’Oka, en attendant que la transaction soit officialisée.

«Comme dans toute transaction, tant que nous ne sommes pas passés chez le notaire, tellement de choses peuvent se passer. Je poursuis donc mon travail d’amener le projet à bon port. Le financement est confirmé. Nous sommes extrêmement confiants de réaliser le projet, mais tant que je n’aurai pas l’argent dans mes mains, je préfère demeurer prudent.»

«Un titre trompeur!» dit Marie-Claude Provencher

Lorsqu’elle a vu, en une de La Concorde du 25 octobre, que l’abbaye d’Oka était vendue, Marie-Claude Provencher, candidate à la mairie d’Oka, a sursauté. Elle s’est notamment rappelé l’intervention d’une citoyenne lors de la séance du conseil municipal de juillet dernier.

 

«M. Quevillon, l’abbaye est-il vendu? Georges Coulombe, ça vous dit quelque chose?» avait alors demandé cette Okoise concernée, ce à quoi le maire Pascal Quevillon lui avait répondu, relate Mme Provencher: «Je vais vous dire que l’abbaye est vendue quand je serai passé chez le notaire».

Apprenant que la transaction n’était pas notariée, il n’en fallait pas moins pour que ne s’insurge Marie-Claude Provencher.

«L’article sort avec un titre trompeur sans que ça soit chez le notaire, a-t-elle commenté. Dans cet article, poursuit-elle, on omet de mentionner que M. Coulombe n’a même pas le financement et on ne parle surtout pas que Monsieur le maire a fait une demande d’appui pour le dézonage.» [Le 1er mai, le maire d’Oka et président de la Corporation d’Oka, Pascal Quevillon, demandait à la députée Sylvie D’Amours une lettre d’appui pour que le monastère de l’abbaye d’Oka soit exclu de la zone agricole permanente, ce qui lui était refusé, le 4 juillet, par Mme D’Amours «à la suite de l’étude approfondie du dossier».]

Marie-Claude Provencher renchérit en affirmant: «on donne de l’information au journaliste avant d’en donner aux citoyens qui ont mis beaucoup d’argent dans l’aventure tant comme contribuables d’Oka que comme contribuables du Québec. Pourquoi l’info est-elle sortie à la veille des élections si, en juillet, il fallait attendre le notaire? Qu’est-ce qui a changé?» se questionne la candidate à la mairie.

Précisions

Du côté du président de la Corporation de l’Abbaye d’Oka, Pascal Quevillon, il a tenu à clarifier certains points à la suite de la parution de l’article du 25 octobre.

«La transaction n’est pas notariée à l’heure où on se parle, mais l’offre est très sérieuse avec un dépôt de 100 000 $ non remboursable. La transaction devrait se finaliser d’ici peu.»

Il ajoute: «L’abbaye d’Oka est toujours la propriété de la Corporation de l’Abbaye d’Oka. Comme j’ai dit à quelques reprises dans l’article, je parle de “futurs acquéreurs” et de l’acceptation d’une offre. Bien que la transaction soit très avancée, la vente n’est pas effectuée à 100 %.»

Pascal Quevillon conclut en affirmant que «les futurs acquéreurs sont très sérieux, mais il reste que ce n’est pas le genre de transactions que l’on conclut en quelques semaines.»

«N’oublions pas, de conclure M. Quevillon, que c’est un bâtiment unique, que l’on ne retrouve pas à tous les coins de rue, comme une maison par exemple.»

 

 

 

 

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