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Surprise à Oka: L’état de l’usine de filtration jugé acceptable par le MDDEFP

Selon le MDDEFP

Surprise à Oka: L’état de l’usine de filtration jugé acceptable par le MDDEFP

Coup de théâtre à Oka: l’administration municipale n’aura peut-être pas à recourir à la mise aux normes de son usine de filtration de l’eau potable puisque son état actuel répondrait aux normes exigées par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP).

C’est du moins ce qu’a laissé entendre aux citoyens le maire suppléant Yves Lavoie, lors de la dernière séance du conseil municipal qui se tenait le 14 avril. M. Lavoie affirme qu’il prévoit rencontrer les responsables du MDDEFP afin d’en savoir davantage.

Il dit avoir été surpris en apprenant la position de ce ministère alors que le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire exigeait une mise aux normes et avait même accordé une subvention à la Municipalité pour cette opération, qui se chiffrait à 9 M$. «On travaille là-dessus depuis huit ans et là, il paraît qu’on n’a plus besoin de se mettre aux normes», a laissé savoir M. Lavoie, qui dit avoir été étonné par le contenu de la lettre du MDDEFP qui lui est parvenue le 11 avril.

Dans cette lettre envoyée par le sous-ministre Léopold Gaudreault, on peut, en effet, lire: «Les nouvelles normes du Règlement sur la qualité de l’eau potable, qui sont entrées en vigueur en 2013, n’impliquent pas de modifications obligatoires de l’usine de filtration d’Oka

Le sous-ministre élabore également la position de son ministère sur le recours à l’eau souterraine provenant des puits, qui aux dires de certains, nécessite moins de traitement et est moins coûteuse. «Le Ministère n’a pas cette orientation particulière, car cette option, tout comme celle de s’alimenter à partir d’une usine de filtration, sont aussi valables l’une que l’autre

Dans cette optique, le Ministère laisse aussi savoir à la Municipalité qu’il n’entendait délivrer l’autorisation de creuser un troisième puits, si c’était la décision envisagée, qu’à partir d’une analyse au mérite. Cependant, la Municipalité pourrait, avec l’autorisation du MDDEFP et l’accord du propriétaire, envisager l’exploitation d’un puits en zone inondable s’il est étanche et immunisé.

Les membres du Comité citoyen d’Oka craignent toutefois que la Municipalité décide d’abandonner l’alimentation par les puits et de raccorder toute la population okoise à l’usine de filtration. Quelques-uns d’entre eux ont d’ailleurs fouillé les archives pour relire les procès-verbaux des séances des années antérieures afin de vérifier si une telle avenue avait préalablement été envisagée par la Municipalité.

Plusieurs citoyens préconisent l’exploitation de puits en zone inondable, d’autant plus que la Municipalité d’Oka aurait, selon eux, déjà accordé cette autorisation à la Municipalité de Saint-Joseph-du-Lac. La citoyenne Solange Gagnon a affirmé, procès-verbaux de 2004 et 2009 en main, que Saint-Joseph-du-Lac avait ainsi obtenu antérieurement l’autorisation de creuser des puits en zone inondables dans le Parc national d’Oka.

«On ne s’est pas « opposé » à ce que Saint-Joseph-du-Lac ait l’autorisation d’alimenter sa population avec l’eau des puits. Que le Ministère lui ait accordé l’autorisation par la suite, tant mieux pour eux», a tenu à rectifier pour sa part le conseiller municipal Jean-Claude Guindon, qui faisait partie du conseil municipal à l’époque.

Présent à la séance, l’ancien maire Yvan Patry s’est avancé au micro pour faire savoir qu’il n’avait jamais envisagé de fermer les puits sous son règne. «C’est votre franchise que je critique, a-t-il dit au maire suppléant. On pourrait faire comme à l’époque de la mine et mettre tous les chiffres sur la table, mais ne dites pas que je voulais fermer les puits

Pour l’heure, le maire suppléant insiste: il doit rencontrer sous peu le MDDEFP. Cette rencontre pourrait changer le cours des choses.

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