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Stéphane Vallée, docteur de l’âme

Photo Yves Déry -

Stéphane Vallée, docteur de l’âme

Incursion à l’unité des soins palliatifs du Centre Drapeau-Deschambaul

DOSSIER: SOINS PALLIATIFSAu cours des prochaines semaines, vous retrouverez dans les journaux L’ÉVEIL et LA CONCORDE une série d’articles sur des femmes et des hommes de la région, rencontrés à la Maison de soins palliatifs à Saint-Eustache et au Centre Drapeau-Deschambault de Sainte-Thérèse, qui sont concernés ou en lien direct avec les êtres humains en fin de vie.

Sur le babillard, des pensées philosophiques, positives, des messages d’espoir. Le Centre de ressourcement de l’aile palliative du Centre Drapeau-Deschambault affiche sa présence par une sobriété qui sied à tout regroupement spirituel. Prêtre et agent de pastorale s’unissent pour partager à la fois les questionnements et les états d’âme des patients en soins palliatifs et en longue durée.

Ces rencontres où l’âme est exposée à nu impliquent une grande connaissance de l’être humain et Stéphane Vallée, qui est également spécialiste en soins spirituels de la santé, explique les particularités qui se rattachent aux fonctions d’agent de pastorale.

«Je ne suis pas là pour convertir qui que ce soit ou donner la communion, mais pour être compatissant. On parle plutôt de psychospiritualité, soit une avenue qui sert à éclairer une quête de sens», précise-t-il.

Pour y arriver, le facteur temps est essentiel, même si la durée est comptée dans les soins palliatifs. La priorité sera donc de créer la relation rapidement, tant avec le patient qu’avec la famille. Une approche qui devra répondre avant tout aux besoins de ces derniers.

«Les rencontres se font sur une base individuelle. Il y a des échanges de points de vue, des discussions qui s’engagent. Parfois, on identifie la colère ressentie devant la maladie ou encore le marchandage sous forme silencieuse. Les gens recherchent la paix intérieure, c’est vrai, mais les rencontres sont aussi une étape pour revisiter les bonnes choses que l’on a faites dans sa vie», mentionne Stéphane Vallée.

La présence d’un représentant spirituel auprès du patient peut s’avérer essentielle, surtout si ce dernier est seul au monde.

«Offrir sa compassion, être accueillant face à tout le monde. Les gens sont parfois en grande souffrance, même s’ils n’ont pas fait des choses correctes dans leur vie. Et la confidentialité et la confiance permettent de s’ouvrir davantage», témoigne l’agent de pastorale, en ajoutant que la qualité de la présence peut se traduire également par le silence.

Espoir

En vertu de certains principes reconnus pour son influence thérapeutique sur l’individu, on offrira de l’espoir sans y rattacher des paroles bibliques. On reconnaîtra ce que l’on est ou avons été au cours de notre vie. Si la pratique du christianisme est plus représentative chez la clientèle âgée, les mêmes questions subsistent, et ce, peu importent les croyances, les religions, les principes.

«La maladie est un point d’arrêt dans la vie, un moment où l’on se pose des questions. Si certains patients sont dans le déni de leur maladie, on peut les aider à passer au travers simplement en leur demandant pourquoi ils pensent être là. De plus, on les accompagne dans leur recherche sur le sens de la vie, la transcendance (le lien avec l’au-delà: Jésus ou un autre), les valeurs, l’identité, l’appartenance, ou encore les rituels», explique Stéphane Vallée.

Absorbant les confidences de tout un chacun, Stéphane Vallée se questionne régulièrement sur la qualité de son travail. Au moyen d’une grille d’analyse de l’accompagnement, il s’assure que ses services demeurent à la hauteur des attentes de chaque patient.

Humaniser les soins par la spiritualité, une ressource dédiée à tous.

 

 

 

 

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