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Signature d’un protocole d’entente: Unis pour contrer la violence conjugale

Douze organismes régionaux ont signé un protocole d’entente qui permettra une plus grande collaboration entre eux lors d’interventions auprès de femmes victimes de violence conjugale et familiale.

Signature d’un protocole d’entente: Unis pour contrer la violence conjugale

Une douzaine d’organismes de la MRC de Deux-Montagnes ont décidé de s’unir pour contrer la violence conjugale, en adoptant un protocole de collaboration, ce qui permettra de faciliter l’arrimage des ressources disponibles lors d’interventions auprès de femmes ayant besoin d’aide.

Le mardi 25 novembre, c’était jour de signature officielle à Saint-Eustache, pour La Mouvance, Centre de femmes, les services de police de Deux-Montagnes, de Mirabel et de Saint-Eustache, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Lac-des-Deux-Montagnes, le bureau de Saint-Jérôme du DPCP, le Centre jeunesse des Laurentides, le centre pour homme violent ACCROC, la maison d’accueil Le Mitan, ainsi que le Centre de femmes Liber’Elles, des organismes et services qui font tous partie de la Table de concertation en violence conjugale et familiale de la MRC de Deux-Montagnes.

Les partenaires en sont venus à cette initiative en constatant la méconnaissance des services offerts par l’ensemble des organismes concernés. Elle s’inscrit également dans les 12 jours d’action pour l’élimination de la violence conjugale et familiale.

En signant ce protocole, les partenaires désirent rendre leurs interventions encore plus efficaces. Ils connaîtront mieux leur rôle respectif, leur fonctionnement ainsi que leurs services.

Leur concertation, croient-ils, contribuera au dépistage en plus d’améliorer le service de référence et de faciliter l’accès à des services en matière de violence conjugale et familiale.

La problématique de la violence conjugale est complexe reconnaissent d’emblée les partenaires. «C’est compliqué la situation des femmes qui vivent de la violence. Il y a encore des préjugés. On entend souvent dire: «Pourquoi ne partent-elles pas?» C’est parce qu’il se passe quelque chose de très grave. Il y a des femmes qui meurent. Et il y a souvent des enfants. Ça touche les stéréotypes et toute la société», assure Chantal Vézina, directrice de la maison Le Mitan, qui assure que les centres d’hébergement régionaux se remplissent régulièrement.

Parle-t-on d’un phénomène en progression? Observe-t-on une diminution avec l’évolution des mœurs? Davantage de dénonciation? Difficile de répondre à ces questions, jugent les intervenants concernés.

D’abord, chiffrer les cas de violence conjugale peut donner lieu à diverses interprétations, font-ils remarquer. Le fait qu’on en parle plus peut pousser davantage de femmes à faire une plainte. Sont-elles plus nombreuses pour autant à subir de la violence? Rien n’est moins sûr.

L’agent Thierry Vallières, du Service de police de Saint-Eustache, affirme que 34 dossiers ont été ouverts en 2014, comparativement à 31 l’année précédente. Or, il s’agit de dossiers dont le processus s’est rendu jusqu’en cours de justice, ce qui exclut le nombre de femmes ayant déposé une plainte sans y donner suite.

Certains évènements sporadiques ont aussi un effet d’entraînement, comme le cas de Nathalie Simard, qui ne dure pas forcément. Les réseaux sociaux jouent également un rôle, surtout dans le cas des jeunes. Et la réalité différente d’une ville multiculturelle comme Montréal provoque une hausse des statistiques.

Bref, peu importe que les chiffres reflètent ou pas la réalité, il faut aider les femmes victimes de violence à s’en sortir, concluent les intervenants.

 

 

 

 

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