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Saisie de 11 300 000 $ à Sainte-Thérèse

(Photo Michel Chartrand) - Cette pleine tablée n’est pourtant qu’un échantillon représentatif de la saisie globale.

Saisie de 11 300 000 $ à Sainte-Thérèse

Cannabis et anabolisants

C’est en répondant à un appel de routine pour une dispute conjugale dans une maison cossue de Sainte-Thérèse-en-Haut, le 25 juillet dernier, que les policiers découvraient un véritable entrepôt de drogues, tant du cannabis que des anabolisants, pour une valeur pouvant atteindre 11, 3 millions de dollars, ce qui en fait la plus grosse saisie du genre au Canada.

Trois personnes se trouvaient sur les lieux à l’arrivée des policiers, mais c’est seulement Frédéric Vigeant, un homme de 38 ans, qui avait déjà des antécédents criminels, qui devra répondre à des accusations de possession et production de diverses drogues dans le but d’en faire le trafic, mais aussi de contrefaçon de drogues contrôlées, ainsi que de possession illégale d’une arme à feu.

L’homme a été libéré en attente de son procès, sous un cautionnement de 6 000 $.
«Il y avait plus de drogues dans cette maison que dans une pharmacie de quartier», de commenter l’enquêteur Roger Monette, de la Régie de police intermunicipale Thérèse-De Blainville. Voici donc la pharmacopée inventoriée dans cette résidence.

Il y avait 413 149 comprimés d’anabolisants, d’antiestrogènes (un médicament pour le cancer du sein), de méthamphétamines et même du Viagra de contrefaçon; 235 fioles d’un anabolisant injectable; deux kilos de poudres diverses et autres drogues contrôlées; 360 boutures ainsi que quatre plants de cannabis; trois litres de précurseur à la transformation et finalement un revolver de calibre 44 magnum, chargé à bloc.

Sachez aussi que ces drogues étaient emballées comme des produits industriels, avec des étiquettes falsifiées, le sceau hermétique plastifié sur le bouchon, ce qui laisse croire à une revente commerciale.

Plusieurs documents de la comptabilité associée aux drogues ont été trouvés sur les lieux, alors que les policiers enquêtaient sous mandat, ce qui permet d’évaluer la valeur de la marchandise illicite entre 4,5 millions et 11,3 millions de dollars, selon qu’elle soit écoulée à l’unité ou en vrac.

La majeure partie de ces substances était donc destinée à des jeunes en quête de performances athlétiques, une clientèle que l’on aurait pu racoler dans les gymnases comme les arénas. Les dessous de comptoir de certains studios de santé en sont aussi largement garnis.

Bien que les quantités laissent présager un réseau national qui déborde nécessairement le cadre de notre région, personne d’autre n’a encore été mis en accusation, quoiqu’une troisième personne serait présentement sous enquête.

C’est d’ailleurs pour ne pas nuire au travail de l’enquêteur au dossier, Roger Monette, que la régie de police a mis presque cinq mois à divulguer ces données. Toute personne ayant des informations supplémentaires sur ce trafic peut le rejoindre en composant le 450-435-2421, poste 3423.
«Le prévenu devait fonctionner depuis au moins un an», d’alléguer l’enquêteur, en précisant que la provenance des drogues, comme leurs destinations, demeuraient sous enquête. «Cette saisie contribue au maintien de la sécurité des citoyens et des jeunes dans les complexes sportifs, les arénas, les parcs et les écoles de notre région», de conclure Francis Lanouette, Inspecteur responsable des enquêtes criminelles.

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