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Saint-Eustache veut développer 140 hectares dans le secteur nord-est

Photo Yves Déry -

Saint-Eustache veut développer 140 hectares dans le secteur nord-est

Demande d’exclusion de la zone agricole

En séance extraordinaire, le 19 avril dernier, la Ville de Saint-Eustache a présenté son projet de demande d’exclusion de la zone agricole pour des terres de 140 hectares situées dans le secteur nord-est de la municipalité, au nord du boulevard Binette et à l’est du boulevard Arthur-Sauvé, laquelle demande permettrait un développement échelonné sur 15 à 20 ans.

La Ville a rappelé que ce n’est pas d’hier que le projet est sur la table, se reportant à un plan d’ensemble publié en 1988. Le directeur de l’urbanisme, Normand Rousseau, a expliqué les motifs qui expliquent cette demande d’exclusion. Dans un premier temps, le développement résidentiel serait rendu à maturité à Saint-Eustache, si bien que dans deux ou trois ans, délais prévus pour enclencher le développement du secteur si la Ville obtient le feu vert, «nous serons en rupture de stock» de terrains développables. Que penser du phénomène de l’étalement urbain? M. Rousseau a rappelé que le projet présenté par Saint-Eustache est circonscrit aux abords du périmètre urbain.

Ensuite, il met de l’avant la possibilité «d’assurer la pérennité au niveau du rôle d’évaluation et générer des entrées de taxes». Sur les 140 hectares demandés, 90 seront utilisées à des fins de construction, le reste (35 % du site) étant réservé pour l’aménagement d’espaces verts. «Si Saint-Eustache ne se positionne pas, les autres villes vont en profiter», a-t-il expliqué. Une partie du projet comporterait un développement à faible densité situé au centre du secteur visé, en plus de deux autres types de développement à densité plus élevée. On projette d’y construire en tout entre 2 500 et 2 600 unités de logement. La Ville serait à la croisée des chemins en matière de développement pour les 15 ou 20 années à venir en raison de son appartenance à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

«Il est important de souligner qu’il s’inscrit dans un plan global de développement comportant diverses interventions parallèles, qu’il s’agisse de revitalisation des quartiers vieillissants ou la densification de secteurs appropriés, comme nous l’avons fait dans le cadre du projet des Cours du Moulin, dans le Vieux-Saint-Eustache, de même que dans le secteur du boulevard Binette et en bordure de la rivière des Mille-Îles», a plaidé le maire de Saint-Eustache, Pierre Charron. Selon les chiffres fournis par la Ville émanant de l’Institut de la statistique du Québec, d’ici 2031, le nombre des ménages à Saint-Eustache fera l’objet d’une croissance de 33 %.

Entre autres interventions soutenant le projet, le conseiller municipal Patrice Paquette a souligné son potentiel de développement économique. Sa collègue Sylvie Cloutier a souligné la possibilité de construire une école dans le secteur et le conseiller municipal Raymond Tessier estime qu’on «rêve en couleur» si l’on pense que la seule densification du secteur bâti actuel peut être envisagée. «Il faut protéger les acquis», a-t-il dit, soulignant que «le développement d’hier nous a suivis aujourd’hui.»

La proposition de demande d’exclusion n’a cependant pas fait l’objet d’unanimité au conseil municipal. Les conseillers Daniel Goyer, André Biard et Denis Paré ont voté contre la proposition, qui a tout de même été adoptée. Le conseil a donc mandaté une firme d’avocats pour formuler cette demande d’exclusion.

 

 

 

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