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Des sinistrés de Saint-Eustache s’informent des indemnités qu’ils pourraient recevoir

Une centaine de citoyens, réunis dans le gymnase de l’école Notre-Dame, ont pris part à cette rencontre d’information. (Photo Benoît Bilodeau)

Plusieurs intervenants, dont le maire Pierre Charron et le directeur général Christian Bellemare, ont pris place à l’avant pour répondre aux questions des citoyens. (Photo Benoît Bilodeau)
Christian Bellemare et François Bélanger, directeur général et directeur du module des Services techniques, expliquent à des citoyens de la rue Grondin comment leur secteur a été affecté par ces inondations. (Photo Benoît Bilodeau)

Saint-Eustache: les sinistrés s’informent des indemnités qu’ils pourraient recevoir

Si les inondations sont maintenant chose du passé à Saint-Eustache, c’est cependant le temps pour les citoyens qui ont subi des dommages de penser aux indemnités qu’ils recevront. Aussi, une centaine d’entre eux étaient présents à une rencontre d’information, mercredi soir dernier, pour justement en savoir davantage sur l’aide financière qu’ils pourront éventuellement recevoir.

Convoquée par la Ville de Saint-Eustache et l’Organisation de la sécurité civile du Québec, cette rencontre s’est déroulée non pas à la salle du conseil municipal, comme prévu initialement, mais plutôt tout à côté, dans le gymnase de l’école Notre-Dame.

Gérer l’après-sinistre

Tout à l’avant de la salle, Pierre Charron, maire de Saint-Eustache, Christian Bellemare, directeur général de la Ville, François Bélanger, directeur du module des Services techniques de la Ville, et Éric Drolet, chef d’équipe pour la Sécurité civile du Québec, étaient notamment attablés pour répondre aux questions des citoyens présents. Des membres du conseil municipal étaient aussi présents afin de signifier leur appui aux personnes qui ont subi ces inondations.

D’entrée de jeu, le maire Pierre Charron a tenu à se montrer solidaire des citoyens. «On n’a pas vu cela depuis 40 ans à Saint-Eustache. C’est sans doute historique. C’est surtout une situation qu’on ne veut que personne vive. Mais c’est arrivé, et on doit maintenant gérer l’après-sinistre», a-t-il dit.

Les modalités du programme gouvernemental

Le gros de la rencontre a donc été l’occasion pour le représentant de la Sécurité civile du Québec d’expliquer les modalités entourant le Programme général d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents auquel auront droit certains sinistrés en vertu du décret qu’a adopté le gouvernement du Québec en ce sens.

Le programme, destiné tant aux locataires et propriétaires de résidences principales ou d’entreprises, ne s’adresse cependant qu’à ceux qui ne sont pas couverts par leur compagnie d’assurance pour un tel sinistre. Il est donc important pour les citoyens de communiquer, dans un premier temps, avec leur assureur pour connaître l’indemnisation à laquelle ils ont droit. S’ils ne sont pas assurés, ceux-ci pourront alors avoir recours à une aide gouvernementale.

Celle-ci couvre, selon certains critères, tant les biens endommagés, les travaux effectués, les dommages causés aux composantes de la résidence principale, l’hébergement temporaire, les frais de déménagement ou d’entreposage et ainsi de suite. On peut d’ailleurs en savoir plus sur le [www.securitepublique.gouv.qc.ca].

Des reproches de citoyens de la rue Grondin

Mais la rencontre a aussi été l’occasion pour certains propriétaires de la rue Grondin, située en bordure de la rivière du Chêne, de reprocher à la Ville de ne pas les avoir avertis plus rapidement des risques d’inondation dont ils pouvaient être victimes. «Mes parents ont tout perdu les souvenirs et les photos qu’ils conservaient au sous-sol. Si on avait su à l’avance, on aurait eu le temps de déplacer tout cela», a lancé une dame.

Le directeur général Christian Bellemare a expliqué qu’il était difficile pour la Ville de prévoir des inondations d’une telle ampleur, bien qu’elle ait été en mode alerte dès le jeudi soir. La situation était alors sous contrôle. Ce n’est que le lendemain matin, dès 6 h 30, alors que 49 mm de pluie étaient tombés en l’espace de quelques heures, que les mesures d’urgence ont été décrétées.

«C’est difficile de prévoir une crue de la sorte, surtout dans le cas de la rivière du Chêne, pour laquelle nous n’avons pas d’historique, contrairement à la rivière des Mille Îles. Les deux pompes de la station de la rue Grondin ont bien effectué leur travail, mais, à un certain moment, la rivière est sortie de son lit. On ne pouvait plus rien faire», a-t-il relaté.

Celui-ci a aussi précisé que les premiers citoyens ont été avisés à partir de 7 h 42, le vendredi matin, et que l’ensemble de ceux-ci l’avait été, de différentes façons, autour de 9 h 30.

Des citoyens ont suggéré que si une telle situation devait survenir à nouveau, qu’ils soient prévenus beaucoup plus à l’avance, même si les inondations ne devaient, au bout du compte, pas survenir. Une suggestion qui, semble-t-il, sera retenue.

Site Web

Notons, enfin, que la Ville de Saint-Eustache a mis en ligne, sur son site Web, une section consacrée à des informations pouvant être utiles pour les personnes qui ont vécu ces inondations.

On peut la consulter sur le [www.saint-eustache.ca/inondations-du-7-avril-2017-informations-utiles-aux-sinistres] ou cliquant directement ICI.

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