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Rompre le silence pour l’amour des aînés

Photo Michel Chartrand - Le comité est formé de Brigitte Meloche, Marie-José Parent, Ginette Bordeleau, Normand Brulotte, Danielle Giroux, Chantal Shank, Mario Leblanc et Lorraine Corbeil.

Rompre le silence pour l’amour des aînés

Création du Comité de prévention des abus envers les aînés

Rompre le silence, c’est le titre du dépliant de sensibilisation lancé par le tout nouveau Comité de prévention des abus envers les aînés.

Il s’agit de la première intention de ce comité composé de représentants d’organismes, d’établissements et de corps policiers de la MRC de Deux-Montagnes et du sud de Mirabel. «Nous voulons sensibiliser la population aux problèmes d’abus et de maltraitance envers les aînés, diffuser de l’information sur leur prévention», souligne Marie-José Parent, du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) du Lac-des-Deux-Montagnes.

Né de la Table de concertation 3e âge de la MRC de Deux-Montagnes, ce comité s’inscrit dans le Plan d’action gouvernemental 2010-2015 pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées.

1 888 489-ABUS

Ce plan comprend notamment l’instauration d’une ligne téléphonique d’écoute et de référence. Cette ligne est d’ailleurs promue par les outils créés par le comité, soit un stylo et un dépliant. Le numéro de la Ligne aide abus aînés est le 1 888 489-ABUS (2287). Au bout de la ligne, des professionnels répondent aux personnes victimes de maltraitance ou qui en sont témoin, et ce, sept jours sur sept, de 8 h à 20 h.

«Un stylo, ça traîne partout. On peut l’avoir dans sa poche, dans son sac à main. Si on hésite à téléphoner, l’avoir en main peut nous donner le petit plus pour le faire. C’est un objet personnel. C’est moins à la vue de la famille qu’un aimant sur un réfrigérateur», convient Ginette Bordeleau du Centre d’action bénévole Les artisans de l’Aide.

Les formes d’abus

L’agent de prévention du crime de la Ville de Saint-Eustache, Normand Brulotte, a présenté les formes d’abus existantes. «Il existe souvent une escalade du degré des abus. Ça s’installe sournoisement», indique-t-il.

L’abus financier peut commencer par de la monnaie non rendue lorsqu’on rend service à un prêt à long terme. L’abus psychologique se définit par le contrôle de l’aîné en provoquant de la peur, de l’insécurité ou de la culpabilité par l’isolement, la menace d’être «placé» et la privation d’intimité.

Les sévices physiques et sexuels, c’est lorsque la force physique est utilisée pour contrôler. «Forcer la prise de médicaments pour rendre la personne plus vulnérable, l’attacher inutilement à son lit», énumère le policier.

Finalement, la négligence consiste à omettre de prodiguer les soins essentiels d’une personne âgée en perte d’autonomie.

N’importe qui peut abuser d’un aîné: un membre de la famille, une connaissance, un conseiller financier et autres. «Il y a souvent une honte associée à dénoncer ses enfants», convient l’agent Brulotte. Mais, si on se tait, les maltraitances vont continuer, précise-t-il.

Une personne de 50 ans en perte d’autonomie peut être aussi vulnérable aux abus en raison de sa condition physique qu’un aîné de 80 ans vulnérable en raison de son âge. «Nous sommes obligés de dénoncer quand c’est un enfant qui est maltraité. Ça devrait être la même chose pour un aîné», soutiennent Lorraine Corbeil, Danielle Giroux et Normand Brulotte, tous membres du comité. Celui-ci se dotera d’un plan d’action pour le traitement des abus envers les aînés et tiendra un événement majeur cet automne.

Dernier message du comité: Vous êtes victime? Demandez de l’aide. Vous êtes témoin? Offrez votre aide.

 

 

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