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Rien pour la circonscription, déplore le député Benoit Charette

(Photo Michel Chartrand) - Benoit Charette, député de Deux-Montagnes.

Rien pour la circonscription, déplore le député Benoit Charette

Discours inaugural et budget 2009-2010 à Québec

Le député péquiste de Deux-Montagnes, Benoit Charette, estime que le budget 2009-2010 déposé par le gouvernement de Jean Charest à la mi-mars ne rejoint pas les principales préoccupations des électeurs de sa circonscription électorale.

M. Charette affirme que plusieurs dossiers régionaux n’ont pas obtenu l’appui escompté, qu’il s’agisse de l’Hôpital de Saint-Eustache, des CPE et de l’école des Érables. «L’Hôpital de Saint-Eustache dessert pratiquement autant de citoyens que l’Hôpital de Saint-Jérôme, dit-il. Or, le gouvernement libéral ne reconnaît pas ce rôle important.» Il qualifie d’insuffisants les moyens qu’on lui donne pour remplir sa mission: «L’Hôpital de Saint-Eustache a le plus haut nombre d’heures supplémentaires chez les infirmières, parmi les hôpitaux de même catégorie. Au cours de la semaine du 9 mars, le taux d’occupation des civières à l’urgence a varié entre 150 % et 220 %. Rien dans le discours inaugural ne nous apporte une réponse énergique à pareille situation dans les hôpitaux du Québec.»

Il estime par ailleurs que les libéraux ont manqué de vision en matière de soutien à la natalité. «Le bureau coordonnateur du Centre à la petite enfance (CPE) de Deux-Montagnes, a déposé un seul projet touchant les limites géographiques de la circonscription et ce projet a été rejeté, dit-il. C’est un projet novateur, une pouponnière de 50 places qui aurait permis aux parents de bénéficier d’un service tampon, d’avoir une place garantie pour leurs poupons. On aurait pu ensuite les aider pour trouver un milieu familial ou une place en installation.»

Ensuite, il s’indigne devant le caractère provisoire du service de garde de l’école des Érables, une institution scolaire deux-montagnaise pour enfants handicapés. Il voudrait que le gouvernement rende le service permanent au lieu de lui donner un caractère de projet pilote annuel, dont le renouvellement est sans cesse remis en question.

Quant au budget lui-même, Benoit Charette ironise en disant qu’au lieu d’avoir les deux mains sur le volant, Jean Charest les a «parfois dans les poches des contribuables, mais surtout sur ses yeux». M. Charette et son parti n’ont pas encore digéré le fait que Jean Charest et Monique Jérôme-Forget aient affirmé en campagne électorale que le Québec n’était pas touché par la crise économique.

De plus, les mesures présentées dans le budget sont insuffisantes, croit-il: «Au total, le gouvernement n’investit que 242 millions de dollars dans de nouvelles mesures cette année et 237 millions de dollars l’an prochain, soit 0,1 % de son PIB, alors que la norme reconnue par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale est de 2 %.» Ensuite, il affirme que le gouvernement Charest, campagne électorale oblige, a préféré nier la possibilité d’occuper le champ fiscal laissé libre par le fédéral avec la baisse de la TPS, alors qu’il annonce, maintenant qu’il est au pouvoir, une hausse de la TVQ à 8,5 % à partir de janvier 2011. D’ailleurs, il estime que les hausses de tarifs servent à éponger le déficit, et non pas à investir dans la relance. Finalement, selon lui, les quelques millions de dollars supplémentaires investis pour la création d’emploi sont insuffisants en fonction de 62 900 nouveaux chômeurs prévus en 2009 par le ministère des Finances.

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