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Pour le syndicat, pas question de modifier l’horaire d’enseignement

(Photo Michel Chartrand) - Martin Lauzon, président du Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides.

Pour le syndicat, pas question de modifier l’horaire d’enseignement

Changements proposés au calendrier scolaire

Pas question de revoir le calendrier scolaire pour le Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides. Après avoir été informé de la proposition de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, de revoir la façon de calculer le nombre de jours versus le nombre d’heures d’enseignement, le président du syndicat, Martin Lauzon, s’en est dit étonné.

«C’est une très drôle intrusion de la part de la ministre de l’Éducation dans le cadre des négociations. Pour notre part, notre fédération et notre syndicat n’étions pas informés d’une telle proposition», de mentionner le président du syndicat.

Est-ce que les élèves du primaire et du secondaire, de même que leurs enseignants, se retrouveront sur les bancs d’école le week-end? Rien n’est moins certain. «Personne n’a été consulté sur la proposition. Nous n’avons pas réellement d’information sur la proposition», de mentionner le président, indiquant que les nouvelles circulent au compte-gouttes dans les différents réseaux des syndicats.
«On ne comprend pas réellement les intentions de la ministre d’arriver avec une telle proposition. Pourquoi modifier les dispositions des horaires en lien avec les activités? On dirait qu’il y a un objectif indirect en dessous», s’interroge Martin Lauzon.

Rappelons que la proposition du ministère de l’Éducation s’inscrit dans le cadre d’un dépôt d’un projet de règlement visant à calculer l’année scolaire en terme d’heures plutôt qu’en nombre de jours. Donc, contrairement aux 180 jours actuels, le calendrier scolaire compterait 1 000 heures d’enseignement réparties sur 180 à 200 jours. Le but: offrir une plus grande flexibilité, ce qui permettrait d’étendre les activités scolaires jusqu’à la fin de semaine. Selon le président du Syndicat des enseignants des Basses-Laurentides, la convention collective inclut déjà des dispositifs pour assurer la présence d’activités parascolaires les fins de semaine.

Le vice-président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) et ancien président du Syndicat des enseignants des Basses-Laurentides, Sylvain Mallette, s’est exprimé sur la question des horaires par voie de communiqué, à la suite de révélations à l’effet que les changements proposés avaient pour objectif d’accommoder des écoles juives. «Par un geste administratif, sans aucune consultation publique, la ministre rompt un équilibre délicat. Avec la déconfessionnalisation, nous avions fait le choix collectif que l’enseignement religieux relevait d’un choix personnel. Ce que fait la ministre, c’est permettre une reconfessionnalisation en douce des écoles. Dans ce cas précis, le remède est pire que le mal», peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de la FAE.

Les syndicats membres de la FAE se sont tous mis d’accord pour demander à la ministre de l’Éducation de revenir sur sa décision. «L’importance fondamentale de cette question est inconciliable avec une simple décision administrative. C’est un débat de société dont on ne saurait faire l’économie», de mentionner Sylvain Mallette dans le communiqué de presse de la FAE.

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