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Persévérance scolaire Laurentides: Étienne Boulay

Étienne Boulay

Persévérance scolaire Laurentides: Étienne Boulay, le parcours d’un gagnant

D’emblée, on a affaire à une personnalité solide. Dans son discours, il n’y a guère de place pour le hasard lorsqu’on souhaite ardemment réussir. Quant à la chance ou à la malchance, peu sûr qu’elle soit responsable de l’échec ou du succès. On préfère plutôt la discipline (si possible de fer) qu’à un concours ésotérique d’alignement de constellations.

De qui parlons-nous? D’Étienne Boulay, un ancien joueur de football qui a joué pour les Alouettes de Montréal, les Jets de New York et les Argonauts de Toronto, et que l’on a invité à raconter son parcours sportif lors du colloque sur la Persévérance scolaire Laurentides, qui se déroulait au Parc équestre de Blainville, le 18 février dernier. Axé sur la persévérance et la confiance en soi, ce tracé, relaté avec beaucoup d’humour, une grande modestie et un soupçon d’autodérision, restera sans contredit parmi les plus belles histoires à succès.

Des entraves

Ce fabuleux parcours qui le mènera à l’obtention d’une première bourse pour étudier et jouer au football à la Kent School, une école renommée située à Kent, au Connecticut, puis d’une seconde à l’Université du New Hampshire, pendant quatre ans, n’aura été le fruit que d’un engagement sans faille du jeune homme à l’égard de son sport.

«À un certain moment, au début de ma carrière, mon objectif à court terme a été de prendre du poids, de gagner en vitesse et en force. Alors, j’ai entrepris des études en kinésiologie pour mieux comprendre mes entraînements et surtout pour devenir un meilleur joueur de football. Pendant trois mois, je me suis entraîné deux fois par jour, je n’ai pas bu de Pepsi et je suis devenu hyper en forme et hyper confiant», confesse le jeune homme de 31 ans.

Repêché en deuxième ronde par les Alouettes, Étienne a le vent dans les voiles et le corps prêt à relever tous les exploits: «Je voulais me tailler un poste au sein de l’équipe. J’avais confiance.»

Et là, le drame ultime. Étienne se déchire un muscle derrière la cuisse: «C’en était terminé du camp d’entraînement. J’ai fait ce que tout le monde fait, j’ai appelé ma mère, qui m’a dit: “Concentre-toi sur ce que tu peux contrôler.” Le lendemain à 5 h 30 du matin, j’étais dans la piscine pour des étirements de ma jambe. Je ne voulais pas me laisser abattre. J’ai fait de la physio, je posais des questions sur des jeux complexes, bref, je me suis rétabli un peu plus vite que prévu.»

Si les entraîneurs remarquent l’attitude sérieuse du jeune homme, celui-ci fait montre d’une ténacité hallucinante lors des matchs préparatoires en demandant à participer.

«Il fallait que je me parle. Est-ce que ma jambe allait fonctionner? Ça passait ou ça cassait. Je ne voulais ressentir aucun regret et j’allais tout donner. Si ma jambe n’endurait pas, eh bien tant pis. J’ai tout donné sur le terrain, j’ai frappé tout ce qui bougeait, j’ai fait 10 000 erreurs, mais le cœur voulait tellement.»

Alors qu’il attend patiemment son tour pour connaître la décision des entraîneurs sur sa performance sur le terrain, on lui annonce, presque à la sauvette, pour ne pas dire précipitamment, qu’il venait d’atteindre son rêve.

«Normal, les entraîneurs venaient de s’entretenir avec tous les joueurs et j’étais le dernier. Ils étaient plus qu’écœurés de leur journée», affirme‑t‑il en riant.

Aujourd’hui, Étienne Boulay donne plusieurs conférences dans les écoles, notamment pour encourager les jeunes à persévérer dans la vie et à l’école. Un exemple digne de courage, de constance et peut-être bien d’entêtement. Des ingrédients indispensables à la réussite.

 

 

 

 

 

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