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PDM: les élèves marchent pour soutenir leurs enseignants 

Plus de 200 élèves ont pris part à la manifestation.

PDM: les élèves marchent pour soutenir leurs enseignants 

Mercredi, pendant deux heures en début d’après-midi, quelque 250 élèves de la Polyvalente Deux-Montagnes, escortés de policiers, ont voulu démontrer leur appui aux enseignants qui attendent le renouvellement de leur convention collective, en marchant jusqu’aux bureaux administratifs de la Commission scolaire-de-la-Seigneurie des Mille-Îles (CSSMI).

Organisée par Loriève Proulx et Frédérick Labbé, étudiants de 5e secondaire, cette manifestation avait pour objectif de dénoncer les coupes budgétaires qui affectent les services aux élèves.

«Depuis le début de l’année scolaire, a expliqué Loriève Proulx, 16 ans, nos enseignants nous expliquent pourquoi nous devrons organiser notre bal des finissants sans leur aide, pourquoi aucune sortie n’aura lieu, pourquoi la majorité de nos activités parascolaires ne se produiront pas. Nous regardons ainsi toutes les ressources auxquelles nous avons pourtant droit partir au vent»

Pour la jeune organisatrice, il ne fait pas de doute qu’il faille passer à l’action afin de soutenir et défendre la cause de ceux et celles qui forment la jeunesse québécoise.

«J’en ai plus qu’assez de me plaindre et d’espérer que les choses s’arrangeront sans bouger le petit doigt !»

Appui des enseignants

Lors de la manifestation de mercredi, les élèves ont scandé des slogans et brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire «Sacrifiés !», «Secondaire contre l’austérité !» ou encore «Pas de bal des finissants, mais des congrès à Hawaï !», des énoncés qu’ont endossés les enseignants présents.

«Nos enseignants étaient extrêmement emballés par notre initiative et nous ont encouragés tout au long de la semaine. Certains nous ont même avoué qu’ils auraient aimé nous accompagner», a ajouté Loriève Proulx, se croisant évidemment les dogts pour qu’elle et les autres manifestants ne soient pas pénalisés, surtout que quelques-uns des directeurs de l’établissement les accompagnaient pour assurer leur sécurité.

«Pendant la manifestation, a expliqué Loriève, l’un d’eux m’a accrochée pour me féliciter de notre réussite. Comme tout s’est bien passé, nous espérons ne pas avoir trop de conséquences.»

La CSSMI réagit

La direction de la Polyvalente Deux-Montagnes était au courant que des élèves manqueraient la première période de l’après-midi pour manifester. Les parents avaient aussi été prévenus.

Anik Gagnon, porte-parole de la CSSMI, a bien voulu réagir au geste posé. Saluant d’emblée le comportement pacifique des manifestants, «qui ont agi selon les règles de l’art», a-t-elle tenu à préciser, la porte-parole de la CSSMI a toutefois affirmé ne pouvoir cautionner un tel comportement, bien qu’elle l’ait qualifié de «louable».

«Nous ne pourrons jamais être contre des gens qui se mobilisent pour appuyer leur école publique, a-t-elle soutenu, mais nous ne pouvons non plus encourager les élèves à manifester durant leurs heures de cours et ainsi manquer du temps d’apprentissage. Il faut être cohérent avec notre mission.»

Quant aux sanctions qui pourraient être prises contre les élèves fautifs, elles seront déterminées selon le code de vie de l’école, mais «il pourrait y en avoir», a conclu Anik Gagnon.

 

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