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Mario Beaulieu reste convaincu de la nécessité de l’indépendance

Le chef du Bloc québécois

Mario Beaulieu reste convaincu de la nécessité de l’indépendance

Le chef du Bloc en visite à Lionel‑Groulx

De passage dans les Basses-Laurentides, le chef du Bloc québécois, Mario Beaulieu, a renouvelé sa profession de foi envers un Québec indépendant lors d’une rencontre avec les étudiants du collège Lionel-Groulx, où avait lieu la fondation du Comité indépendantiste CLG.

Pour celui qui jadis a été président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, il ne fait aucun doute que l’indépendance est la seule voie pour mettre fin au déséquilibre fiscal actuel du Québec. Or, cela ne pourra se faire sans l’élection d’élus bloquistes lors des prochaines élections fédérales, l’automne prochain, a‑t‑il prévenu en entrevue.

Entamant une tournée préélectorale, le chef du BQ en a profité pour faire le point sur les rapports entre Québec et Ottawa, lesquels seraient nettement plus aisés avec une masse de députés bloquistes, selon lui.

Ce dernier note que la place du Québec dans les décisions d’Ottawa a beaucoup reculé depuis la dernière élection, en 2011, où plusieurs néo-démocrates québécois ont été préférés aux candidats bloquistes. «Nommez-moi un dossier où le fédéral défend les intérêts du Québec? À chaque fois que les intérêts du Canada entrent en conflit avec les intérêts du Québec, le Québec prend le bord», observe M. Beaulieu.

Il en tient pour preuve les 33 milliards de dollars accordés aux chantiers navals canadiens, excluant ceux du Québec, ainsi que la garantie de prêts accordée au projet hydroélectrique de Terre-Neuve alors qu’Hydro-Québec n’a rien reçu du fédéral.

Quant à l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, Mario Beaulieu critique le laisser-aller d’Ottawa envers les producteurs fromagers québécois. «Les producteurs de fromage n’ont aucune garantie de compensation par rapport aux producteurs européens qui sont subventionnés», dénonce‑t‑il.

«Lorsqu’il y avait une majorité de députés du BQ, on avait réussi à faire reconnaître le déséquilibre fiscal, à récupérer quelques milliards. Maintenant, le déséquilibre est réapparu. On va perdre un milliard par année à partir de l’année prochaine à cause de la modification des ententes de transfert en santé», indique‑t‑il.

M. Beaulieu affirme par ailleurs que son parti est le seul à se positionner contre le projet Énergie Est de TransCanada. «On appuie le projet de souveraineté environnementale de Sylvain Gaudreault, qui considère que c’est d’abord et avant tout au Québec de décider de ce qui passe sur son territoire. On pourrait devenir un chef de file en énergies renouvelables, mais pour cela, ça prend un Bloc québécois fort pour faire pression et ultimement être indépendant», croit‑il.

Concernant le plan de lutte contre le terrorisme annoncé par le gouvernement Harper, M. Beaulieu prévient qu’il faudra mettre en place des mécanismes pour surveiller de près le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), dont le pouvoir d’intervention sera étendu si le projet de loi des conservateurs est adopté dans sa forme actuelle.

M. Beaulieu a profité de sa visite dans la MRC de Thérèse-De Blainville pour discuter avec le maire de Blainville, Richard Perreault, et la mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant, des enjeux régionaux, notamment de l’éventuel développement de routes et du transport en commun.

 

 

 

 

 

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