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Marie Martine Bédard dénonce le développement de la région

Candidate du Parti vert du Canada

La candidate du Parti vert du Canada, Marie Martine Bédard, déplore les différentes stratégies et projets de développement des municipalités de sa circonscription.

Dans son intention d’être plus présente au sein de la communauté, elle entend sensibiliser tant les citoyens que les élus au développement durable.
«Le développement sur le territoire a été réalisé en silo sans regarder ce que son voisin fait. Ce n’est pas viable», estime-t-elle.

Lac-Mirabel

Le projet qui, selon elle, «n’a pas d’allure», c’est celui de Lac-Mirabel, aux abords de l’autoroute 15. «Les promoteurs ont annoncé un projet vert parce qu’il y aura un toit vert et probablement des éoliennes. Mais, indique-t-elle, il y aura deux lacs artificiels qui vont assécher la forêt environnante. Les deux lacs serviront à pratiquer la motomarine et la motoneige. Sans compter qu’on compte y aménager une piste de course de Hummer.»

Elle souligne que les promoteurs vantent leur projet en disant qu’ils prévoient ajouter 40 000 voitures par jour sur l’autoroute. «On s’entend qu’en 2008, avec les changements climatiques, qu’on ne peut pas accepter qu’un projet se fasse de cette manière. Il manque de cohérence dans le développement», affirme-t-elle.

Trop compliqués les projets LEED

Marie Martine Bédard regrette, qu’à Saint-Eustache, le projet d’un bâtiment certifié LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) ait été abandonné parce que trop «compliqué.» La certification LEED se base sur l’aménagement écologique des sites, la gestion efficace de l’eau, l’énergie et l’atmosphère, les matériaux et les ressources, ainsi que la qualité des environnements intérieurs.

Pour qu’un bâtiment soit «vert», il doit répondre à un ensemble de mesures, selon elle. «Ce n’est pas que l’efficacité énergétique qui doit être prise en compte, mais l’utilisation de l’eau, et de l’éclairage», soutient-elle.

Réduction de la prucheraie

L’abattage d’arbres à Sainte-Marthe-sur-le-Lac au profit d’un développement résidentiel est également déplorable pour Mme Bédard. «La prucheraie est complètement disparue. Je ne suis pas contre le développement, mais pas à n’importe quel prix», convient-elle.

Marie Martine Bédard évoque le pourtour du Parc national d’Oka qui commence à détoner. «Il en va de la pérennité de la faune et de la flore à long terme. Le parc sera cerné. À long terme, ça va devenir un parc à écureuils malheureusement. Il y a moyen de développer sans le faire de façon sauvage comme on le fait», fait-elle savoir.

Deux-Montagnes, ville verte

La Deux-Montagnaise termine sa dénonciation avec l’image verte que sa Ville aime se donner. «C’est bien beau le recyclage, mais il n’y a pas que ça», signale-t-elle.

Elle énonce le dernier bout de ruisseau naturel près de la rue Madame-Magnan sur lequel un promoteur a construit dessus.

Mme Bédard termine quand même sur une note d’espoir. «Il y a une volonté qui naît. Nous sommes une région mi-rurale. Il y a encore des fermes sur notre territoire. Il est encore possible de s’approvisionner localement. C’est une richesse incroyable qu’il faut protéger à tout prix. Les politiciens doivent entreprendre des actions pour ne pas voir disparaître cela pour un parc industriel», conclut-elle.

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