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Lucie Leblanc promet la création d’un Fonds de lutte à la pauvreté

(Photo Michel Chartrand) - La députée sortante de Deux-Montagnes, Lucie Leblanc.

Lucie Leblanc promet la création d’un Fonds de lutte à la pauvreté

Candidate adéquiste dans Deux-Montagnes

Si elle est réélue pour un deuxième mandat à titre de députée de Deux-Montagnes, la candidate de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Lucie Leblanc, a l’intention de créer un Fonds de lutte à la pauvreté et à l’exclusion de 35 000 $ à même son budget discrétionnaire.

Elle entend confier la gestion de ce fonds à un organisme communautaire reconnu dans la région, «dans la perspective autonomiste de l’ADQ», précise-t-elle. «Je pense à des organismes comme la Table de concertation sur la pauvreté de la MRC de Deux-Montagnes, le Regroupement pour la promotion du développement ou encore le Centre d’entraide Racine-Lavoie, a-t-elle déclaré en point de presse à son local électoral de la rue Saint-Louis, à Saint-Eustache. Je sais que chaque dollar donné sera remis minutieusement à la communauté.» L’organisme chargé d’administrer le Fonds se verra automatiquement réserver un montant de 5 000 $ à même l’enveloppe budgétaire, «dans le but de ne pas pénaliser l’organisme fiduciaire», précise Mme Leblanc, pour qu’ils n’aient pas à prendre la délicate décision de s’autofinancer. Elle compte laisser cet organisme libre de financer des projets de lutte à la pauvreté comme il l’entend. «À titre d’exemple, une année, il pourrait recommander 30 projets à 1 000 $ chacun et, l’année suivante, deux projets à 15 000 $ ou un seul à 30 000 $, dit-elle. C’est cela, croire en l’autonomie d’une communauté.»

Les montants seront renouvelables d’une année à l’autre, et la députée sortante de Deux-Montagnes espère que, si elle est élue, le Fonds saura survivre à sa présence dans la circonscription électorale. Elle espère aussi que son initiative sera imitée par d’autres décideurs de la région.

La récession est bel et bien là
«Il ne faut pas se faire d’illusion, la pauvreté est bien présente dans notre comté. Je crains aussi que cette pauvreté s’accentue avec la déflation que nous connaissons maintenant et la récession qui est à nos portes, dit-elle. Quotidiennement, à mon bureau de comté, je reçois des citoyens avec de gros problèmes financiers, écrasés par les dettes et aux prises avec les sociétés d’État comme Hydro-Québec ou la Sécurité du revenu qui les talonnent afin de se faire payer leur dû.» Elle souligne par ailleurs l’augmentation du prix des loyers, qui gruge encore plus le budget des familles.

Mme Leblanc dit avoir reçu, depuis le début de son premier mandat, des demandes d’aide financière de toutes sortes, et c’est pourquoi elle estime qu’une part précise du budget discrétionnaire doit être dédiée à la lutte à la pauvreté. «Centre d’entraide Racine-Lavoie, Fondation Émile-Z.-Laviolette, Centre Marie-Ève, ce sont tous des exemples d’organismes que j’ai rencontrés et qui me font dire qu’il manque cruellement de financement dans les organismes de lutte à la pauvreté», dit-elle.

Mme Leblanc fournit d’ailleurs des statistiques pour appuyer ses propos, notamment sur l’écart grandissant entre les sources de revenus des familles et leurs dépenses liées aux augmentations successives et simultanées de l’alimentation, de l’énergie, de l’essence, du transport, de l’éducation et de la santé. Selon elle, on note une variation de 7 % entre 2001 et 2005, dans Deux-Montagnes quant au nombre de familles dites à faible revenu.

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