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Les libéraux en faveur d’un appel d’offres et de garantie de retombées

Photo Michel Chartrand - C’est chez Hélibellule, à Mirabel, que le député Marc Garneau s’est arrêté, le vendredi 8 avril dernier. Il était accompagné des candidats Denis Joannette (Rivière-des-Mille-Îles), Daniel Fox (Argenteuil-Papineau-Mirabel), Eduardo Gonzalo Agurto Catalan (Marc-Aurèle-Fortin) et Jonathan Juteau (Rivière-du-Nord).

Les libéraux en faveur d’un appel d’offres et de garantie de retombées

Dossier des avions de chasse F-35

Profitant du passage dans la région du député de Westmount–Ville-Marie, Marc Garneau, les candidats libéraux des Basses-Laurentides, nommément Denis Joannette, Daniel Fox, Eduardo Gonzalo Agurto Catalan et Jonathan Juteau, ont tenu un point de presse, le vendredi 8 avril dernier.

Deux points figuraient à l’ordre du jour, à savoir la volonté électorale de leur parti de rouvrir une tour de contrôle à Mirabel et une mise à jour concernant le dossier des avions de chasse F-35 du gouvernement Harper. «Il serait tout à fait logique pour une région qui a sur son territoire des entreprises comme Bombardier, Pratt & Whitney et Bell Helicopter, d’assurer un contrôle positif de l’espace aérien», a débuté M. Garneau, le seul d’ailleurs à avoir pris la parole au cours de cette rencontre. 

Qui plus est, M. Garneau a souligné au trait rouge l’incompétence du gouvernement Harper en matière de gestion en ce qui a trait au dossier d’acquisition des avions de chasse F-35. «Nous parlons ici du plus grand projet d’acquisition militaire dans l’histoire du Canada», a-t-il pointé. Or, tout dans la gestion de ce projet déplaît aux libéraux.

À commencer par l’absence d’appel d’offres. «Quand on ne va pas en soumissions, c’est inévitablement du gaspillage d’argent pour les contribuables. Ici, le choix est déjà fait et on n’a aucune marge de manœuvre», a-t-il fait valoir. Sans compter que M. Harper, a-t-il ajouté, a engagé des milliards de dollars pour des avions dont le développement ne sera complété qu’en 2016.

S’ils sont élus, les libéraux s’engagent non seulement à annuler l’entente tacite qui existe entre le gouvernement canadien et Lockheed Martin Canada, et ce, sans frais puisque «l’entente n’a pas été signée», mais à ne signer aucun contrat avant 2014.

Garantie de retombées industrielles

Autre point d’insatisfaction pour les libéraux dans ce dossier, l’absence de garantie de retombées industrielles, ce qui aura, estime M. Garneau, «des effets majeurs sur la santé de l’industrie aérospatiale». «Lors de l’acquisition des C-17, par exemple, Boeing s’était engagé à donner en sous-contrats au Canada le montant équivalent de la transaction, soit 5 milliards de dollars, sur une période de 20 ans. Dans le cas des F-35, le gouvernement n’a négocié aucune garantie», a-t-il déploré.

Par ailleurs, en ce qui a trait au coût d’acquisition, M. Garneau a émis de sérieux doutes quant au montant initialement avancé par M. Harper, soit 16 milliards de dollars. «Le US Government Accountability Office estime le coût d’acquisition de chaque appareil à 110 millions, le Pentagone parle de 148 millions. Autant de spécialistes qui doutent des chiffres de M. Harper», a-t-il souligné. Dans tous les cas, dit-il, on parle du double, soit 30 milliards de dollars.

Un gouvernement libéral s’engage donc à négocier des ententes de telle sorte que le Québec y trouvera son compte. À hauteur de 50 %, à l’image de la proportion de l’industrie aérospatiale canadienne au Québec? «On s’engage à faire notre possible. Mais l’industrie ici est telle que naturellement, les contrats vont tomber sur le Québec», a-t-il terminé.

 

 

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