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Le retour aux études, un «défi extrême»

(Photo Yves Déry) - Nous reconnaissons, de gauche à droite, les invités présents à la conférence Défi extrême, ma formation, ma carrière, mon bonheur: Paul Duval, Daniel Daviault, Marie-Pierre Chalifoux, Mona Gadoury, Patrick Vilmé et Pascale Mauger.

Le retour aux études, un «défi extrême»

Conférence sur la formation professionnelle

Des étudiants et enseignants des centres de formation générale adulte et professionnelle de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) ont été réunis, le 30 mars dernier, dans le cadre des Belles Rencontres, afin de présenter une conférence ayant pour thème Défi extrême, ma formation, ma carrière, mon bonheur.

Le premier thème abordé par Pascale Mauger, conseillère en formation à la CSSMI, a été la passion: «Aimer le travail que l’on fait et s’y engager vraiment au quotidien est d’une importance capitale… Le plaisir engendre la passion, la passion crée l’émulation, la créativité et le dépassement professionnel!» Les étudiants ont ensuite pris place afin de témoigner de leur parcours respectif.

Ainsi, Mona Gadoury, mère de famille aux études en techniques d’usinage, qui terminera son diplôme d’études professionnelles (DEP), au mois d’avril prochain, a raconté sa victoire sur les difficultés quant à la conciliation famille-études. Aussi, elle a confié avoir entretenu des préjugés quant au DEP, mais se dit maintenant convaincue des résultats positifs à venir et estime avoir un avenir très prometteur. «Je ne suis peut-être pas la meilleure, mais aujourd’hui je sais ce que je vaux!» a-t-elle lancé.

Prenant la parole, Paul Duval a continué avec le récit d’un parcours changeant, mais bien rempli. Dans la quarantaine, M. Duval a découvert un métier «passionnant» et a entrepris, comme son fils, un DEP en techniques d’usinage. Poursuivant sur cette lancée, Marie-Pierre Chalifoux, technicienne en mécanique automobile et véhicules légers, avec un baccalauréat en enseignement pour la formation professionnelle en cours, vivait une réalité très différente lorsqu’elle a pris la décision de retourner aux études. Alors qu’elle était en 4e secondaire, l’orienteur trouvait ridicule le désir de Marie-Pierre d’étudier en mécanique, parce que celle-ci, selon lui, n’avait pas le profil. L’étudiante, profondément choquée, a quitté l’école. Sans ressources financières au moment de son retour aux études, cette dernière, par ses efforts et sa détermination, a aujourd’hui atteint ses buts.

Pour sa part, Daniel Daviault a raconté être retourné aux études à l’âge de 35 ans afin d’obtenir un baccalauréat en enseignement pour la formation professionnelle, ce qu’il a réussi. Il vise maintenant le doctorat.

De son côté, Patrick Vilmé, enseignant en fleuristerie, a invité les gens présents à cette conférence, à se réaliser dans toutes leurs entreprises. Ainsi, il a parlé de cette passion qu’il a pour les fleurs depuis l’âge de 16 ans et précisé que, pas une seule fois dans sa vie, ni en 17 années d’enseignement, il n’a regretté ce choix de carrière. Sa devise: «Fleurir là où on est planté.»

Pour Mme Mauger, ces différents témoignages illustrent de façon éloquente que les programmes de formation professionnelle répondent à des besoins criants du marché de l’emploi. «Au Québec, près de 100 000 élèves sont présentement inscrits à un programme de formation professionnelle, mais il en faudrait davantage», a-t-elle illustré.

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