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Le projet rencontre de l’opposition

Photo Yves Déry - Des citoyens présents à la séance extraordinaire ont manifesté leur désaccord concernant le projet d’exclusion de 140 hectares de terres agricoles à Saint-Eustache.

Le projet rencontre de l’opposition

Demande d’exclusion de la zone agricole

Le projet de demande d’exclusion de la zone agricole pour 140 hectares de terres dans le secteur nord-est de la municipalité a rencontré de l’opposition lors de la séance extraordinaire du conseil municipal de Saint-Eustache, le 19 avril.

Pour le président de l’UPA et eustachois Richard Maheux, il est impensable de dézoner encore des terres agricoles lorsqu’on sait que les terres cultivables et non renouvelables au Québec, dont fait partie la région, constituent seulement 2 % du territoire québécois. D’autant plus, affirme-t-il, que la Communauté urbaine de Montréal (CMM) comporte déjà 20 000 hectares de terres dézonées non construites et que l’indépendance alimentaire de la population est en jeu.

Un autre intervenant, le coordonnateur de l’Association de promotion et d’éducation en logement (APPEL), Serge Gilbert, s’est pour sa part interrogé sur la place que pourrait occuper le logement social pour les personnes à faible revenu dans un tel projet de développement, estimant que la population vieillissante, laquelle augmentera de 20 % d’ici 2015 dans la région, constitue une frange de la population dont les revenus diminuent.

Pour un, Daniel Goyer estime que ce dossier est frappé du syndrome du «chat qui court après sa queue». Sans en vouloir aux promoteurs qui veulent voir le secteur se développer, M. Goyer estime que ceux-ci n’auront pas à éponger la charge des coûts supplémentaires que vont représenter le transport en commun, les services de la Ville (ordures, épuration des eaux) et les frais d’aménagement des espaces verts (quelque 35 % du projet), ni ne subiront les contrecoups du trafic dans cette partie du territoire ou fourniront le terrain pour l’implantation d’une école primaire.

S’il reconnaît que l’objectif est «d’augmenter la richesse de la Ville» et d’éviter les effets de l’augmentation des dépenses récurrentes, il estime qu’«il y a un coût qui n’est pas évalué à sa juste valeur»: la hantise de ne pas augmenter les taxes, et «l’étalement urbain pour combler les lacunes financières du développement antérieur et se donner bonne bouche par rapport aux augmentations de taxes». Or, dit-il, Saint-Eustache est reconnue comme une ville à la campagne, et affirme avoir peur de voir la ville devenir impersonnelle. L’engorgement du réseau routier et le débordement des urgences font aussi partie de ses griefs. En définitive, avant de présenter un tel projet, il aurait aimé que la Ville se penche sur plusieurs questions auxquelles on n’a pas répondu.

Pour les deux autres conseillers opposés au projet, Denis Paré et André Biard, la densification de la zone urbaine actuelle, le rythme de développement et la destruction de la zone agricole sont à prendre en considération.

 

 

 

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