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Le PQ de Deux-Montagnes perd son président

(Photo Michel Chartrand – R)

Le PQ de Deux-Montagnes perd son président

L’affaire Paquette-Gauvreau

L’exécutif du Parti québécois (PQ) de Deux-Montagnes se retrouve orphelin de président. Le 5 février dernier, le président de l’exécutif, alors en poste, Daniel Legault, a décidé de remettre sa démission. Les raisons: une perte de confiance profonde envers le Parti québécois, sa gestion et sa façon de traiter les militants.

 

La réaction de Daniel Legault fait suite aux révélations dans l’affaire Paquette-Gauvreau. À la fin de la semaine du 1er février, on apprenait en effet que l’ancien attaché politique du député René Gauvreau, dans le comté voisin de Groulx, Jean Paquette, aurait commis un vol dans le compte de banque du comté, via des retraits avec la carte de guichet du comté.

En plus de se servir dans les finances du bureau de comté, il semble que Jean Paquette aurait floué un nombre considérable d’investisseurs. «Le 17 décembre, il y a une personne de Saint-Jérôme qui a déposé une plainte pour fraude pour la période de 2006 à 2009», explique le porte-parole de la Régie intermunicipale de police de Thérèse-De Blainville, le sergent Martin Charron.

Selon Daniel Legault, les instances du Parti québécois ont délibérément décidé de fermer les yeux sur les rumeurs entourant la gestion et les allégations envers l’attaché politique au lieu d’agir comme ils se devaient. «Comme vous le savez, les récents évènements dans le comté de Groulx et impliquant l’ex-attaché politique du député René Gauvreau ont fait beaucoup de vagues. Jean Paquette étant commissaire scolaire depuis 2007 tout comme moi, j’ai eu à le côtoyer fréquemment», peut-on lire dans sa lettre de démission.

Daniel Legault s’est mis à douter des agissements de Jean Paquette en 2010. À cette époque, la femme de l’ancien président avait confié une somme de 5 000 $ à l’ancien attaché politique. La sonnette d’alarme a sonné quand le couple a demandé d’obtenir l’argent. «Il m’a dit que ça ne fonctionnait pas comme ça. Qu’il devait trouver d’autres investisseurs avant de nous rembourser. C’est là que j’ai réalisé que ce n’était pas des placements, mais un système de Ponzi», explique l’ex-président.

Devant ces faits, l’ancien président a pris les mesures pour informer le Parti québécois ainsi que le député de Groulx des agissements de son attaché politique. Selon Daniel Legault, la réaction du Parti québécois a été de limiter les dégâts. «Pour ces raisons, j’ai perdu confiance envers le Parti, envers le national, je ne peux donc plus continuer à assumer la présidence et à défendre les intérêts du Parti québécois. Cette démission ne se veut aucunement une remise en cause de l’intégrité de notre député Benoit Charette qui m’a appuyé dans mes démarches, et auquel je réitère toute mon admiration pour le travail qu’il effectue pour les gens de Deux-Montagnes», peut-on lire dans sa lettre de démission.

Jean Paquette a été arrêté le 4 février. Il a comparu au palais de justice de Saint-Jérôme le 7 février. Une somme de 1 000 $ a été remise pour sa libération avant son procès.

 

 

 

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