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Le Centre de formation Construc-Plus est né

Photo Christian Asselin - Anick Maranda, du département des ressources matérielles à la CSSMI, discute avec Marie-Pier, élève en peinture du bâtiment.

Photo Christian Asselin - Stéphane Bédard, directeur du Centre Construc-Plus.
Photo Christian Asselin - Justin Dagenais, élève en soudure-montage.
Photo Christian Asselin - Dans le programme de finition de béton, les élèves apprennent, entre autres, à bâtir un escalier.
Photo Christian Asselin - En charpenterie-menuiserie, la construction de la charpente d’une maison est évidemment incluse à l’apprentissage.

Le Centre de formation Construc-Plus est né

Au coût de 27,3 M$

C’est en présence de nombreux dignitaires, membres du personnel et étudiants qu’a été inauguré, le 1er juin à Saint-Eustache, le Centre de formation professionnelle (CFP) Construc-Plus. Bilingue, situé dans le nouveau quartier des affaires L'Innoparc Albatros. L’établissement construit au coût de 27,3 M$ offrira six programmes d’études professionnelles.

Depuis septembre 2017, grâce à un partenariat unique entre la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille-Îles (CSSMI) et la Commission scolaire Sir Wilfrid-Laurier (CSSSWL), 392 élèves, soit 174 francophones et 218 anglophones, apprennent les rouages de la charpenterie-menuiserie, la peinture en bâtiment, la préparation et finition de béton, la plomberie et chauffage, le soudage-montage ainsi que la formation en gestion d’une entreprise de construction afin d’en faire un métier.

Chacun des programmes bénéficie de son aire d’enseignement propre, d’une superficie de 30 mètres par 20 mètres et est construit à la fine pointe de la technologie. À l’intérieur de ces vastes locaux éclairés, aux plafonds élevés et aux planchers radiants, sont recréés, en plus des classes théoriques et des bureaux des enseignants, de réels espaces d’apprentissage que les étudiants retrouveront une fois sur le marché du travail.

«Quand nous avons livré le bâtiment, a expliqué Annick Maranda, du département des ressources matérielles de la CSSMI, nous avons aménagé, pour chacun des programmes, des postes de travail afin que les étudiants puissent pratiquer la peinture, la finition, le gypse, la soudure, etc. Chaque étudiant dispose de son cubicule pour pouvoir s’entraîner, ce qui facilite son apprentissage.»

Inspiration québécoise

Lorsque la CSSMI et la CSSSWL ont obtenu de Québec l’autorisation d’implanter ce nouveau centre de formation professionnelle, leurs représentants ont alors visité de nombreux centres semblables au Québec afin de s’en inspirer. On a ainsi été en mesure d’identifier les bons et les mauvais côtés de chacun d’entre eux.

«Nous avons colligé ces infos et nous sommes ensuite assis avec les entrepreneurs, architectes et membres de la direction du centre afin d’aménager chaque secteur selon les besoins des étudiants» , de dire Mme Maranda, citant en exemples de CFP visités, ceux de Montréal, Gatineau et Québec.

Présence accrue des femmes

La soudure, la finition de béton, la menuiserie et la plomberie, pour ne nommer que ces métiers, sont, en général, associés davantage aux hommes qu’aux femmes. Toutefois, si l’on se fie au nombre de femmes inscrites dans ces différents programmes au CFP Construc-Plus, il appert que cette donnée est vraisemblablement appelée à changer au cours des prochaines décennies, voire des prochaines années. Les femmes prennent en effet de plus en plus leur place sur les chantiers de construction.

«Il y a beaucoup de femmes inscrites, affirme Isabelle Lacasse, conseillère pédagogique au Centre Construc-Plus avant d’ajouter que d’un programme à l’autre, «c’est vraiment différent» .

«Par exemple, dit-elle, en peinture, 50 à 60 % des élèves inscrits sont des femmes. En soudage-montage, sur 25 élèves, nous avons 5 femmes, ce qui représente aussi une belle proportion. L’objectif de la CCQ (Commission de la construction du Québec) est d’augmenter le nombre de femmes sur les chantiers et nous y croyons, car les femmes se démarquent, par leur minutie et leur dextérité, notamment. Elles prennent le temps de réfléchir!»

«La soudure, c’est à 95 % la réaction de la main à ce que l’œil voit, de renchérir Bruno Lalande, enseignant en soudure. Chez les femmes, poursuit-il, c’est inné comme comportement. Beaucoup d’hommes devront travailler des années pour acquérir cette dextérité-là! Franchement, elles sont dédiées et j’en prendrais davantage dans mes cohortes!»

 

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