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La faute aux médias, au PQ et au PLQ, selon François Desrochers

(Photo Jean-Pierre Laferrière) - Le député sortant de Mirabel, l’adéquiste François Desrochers, avait vu venir la défaite.

La faute aux médias, au PQ et au PLQ, selon François Desrochers

Défait dans Mirabel

La vague de popularité de Mario Dumont et d’insatisfaction envers les deux autres partis politiques majeurs, cette vague qui a permis d’élire 41 députés de l’Action démocratique du Québec (ADQ) en 2007, elle s’est retournée contre François Desrochers et ses collègues, lundi dernier, jour d’élection pour le Québec.

Le député sortant de Mirabel, l’adéquiste François Desrochers, l’avait vue venir, cette défaite. Avec 6 522 votes, il a recueilli moins de la moitié des votes de la gagnante, la péquiste Denise Beaudoin, et il a même terminé troisième derrière la libérale Ritha Cossette. «Je tiens à féliciter tous les candidats qui se sont présentés dans cette élection dans Mirabel, a-t-il dit en début d’entrevue. Je prends acte de la décision de la population.»

Pourtant, François Desrochers en a gros sur le cœur. Premièrement, il pointe du doigt les médias, qui ont dépeint l’Action démocratique du Québec comme un parti sans expérience. Mais il en a surtout contre deux autres formations politiques, le Parti québécois (PQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) qui, affirme-t-il, dès leur arrivée à l’Assemblée nationale, ont tenté d’écraser l’ADQ. «Nous avions un double défi, dit-il. D’un côté, nous devions apprendre à faire fonctionner le parti, à recruter des gens, à développer une aile parlementaire. De l’autre, il fallait nous défendre des attaques continuelles du PQ et des libéraux.» M. Desrochers estime que l’ADQ constituait une trop grosse menace pour les deux autres partis et que cette «grosse machine» a atteint son objectif. Tout de même, il admet aussi que cette défaite est en partie attribuable aux erreurs qu’a commises son parti. «Je suis déçu, mais restons positifs. Ce n’est que partie remise. Nous avons perdu une bataille, une manche, mais pas la guerre. Les deux autres partis avaient le même programme. Nous, nous avons des idées nouvelles.»

François Desrochers a par ailleurs tracé le bilan des batailles qu’il a menées au cours du dernier mandat: le problème des urgences à Saint-Eustache, le fait que les producteurs d’alcool ne soient pas mis en évidence ou soient tout simplement absents des comptoirs de la Société des alcools du Québec, la présence d’ambulances à Oka et le décrochage scolaire. «Le décrochage scolaire est un fléau dans les Basses-Laurentides, et il faut établir des partenariats pour faire face à ce problème», commente-t-il. Par ailleurs, lorsqu’il mentionne le déséquilibre des ressources par rapport aux besoins qui prévalent dans la circonscription électorale, M. Desrochers accuse les libéraux d’envoyer l’argent dans leurs comtés. Sur le plan national, il note l’obtention des bulletins chiffrés, «une mesure que les libéraux ont copiée sur nous», explique-t-il.

Le député déchu promet de rester actif dans le comté. «Il reste beaucoup de choses à accomplir», dit-il, affirmant que Mirabel n’a jamais été et ne sera jamais aussi présent et représenté à l’Assemblée nationale que durant son mandat.

François Desrochers a pris sa carte de membre de l’ADQ en 1995, s’est impliqué plus activement en 1998. Il a été directeur de campagne en 2003, puis candidat élu à l’Assemblée nationale aux dernières élections. «C’est signe que les choses avancent», dit-il.

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