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La discipline, un défi de taille pour tous les parents

Photo Pierre Latour

La discipline, un défi de taille pour tous les parents

Conférence de la cellule 6-12 ans

Répéter sans cesse les mêmes consignes et donner des conséquences aux actes de nos enfants sont des réalités parentales qui parfois complexifient amplement le rôle du parent. Comment intervenir adéquatement sans hypothéquer l’estime de soi de notre enfant?

C’est ce à quoi l’animatrice-psychologue Suzanne Vallières a tenté de répondre, tout en fournissant l’outillage essentiel, lors de la conférence Le rôle du parent, présentée le tout récemment à l’école secondaire Liberté-Jeunesse. Celle-ci était organisée par la cellule 6-12 ans de la Table de concertation de la MRC de Deux-Montagnes et du sud de la MRC de Mirabel.

«Il est important d’avoir des règles bien établies et apporter un cadre à l’enfant pour le sécuriser. Vous n’êtes pas à la même égalité que votre enfant, vous êtes l’adulte. Alors, l’impolitesse, c’est tolérance zéro», a commencé Mme Vallières.

Elle mentionne que s’il n’est pas possible d’associer une punition directement au geste commis, le parent peut utiliser le retrait de privilège, pour autant que cette privation soit limitée dans le temps. Il faut éviter de retirer le droit de regarder la télévision ou de rouler en vélo pendant de longues périodes.

«Les retraits de privilège ne devraient jamais être des punitions affectives, c’est-à-dire ne privez pas votre enfant du conte au lit, de la visite chez grand-maman, du privilège de jouer au hockey avec papa. Bref, ne lui retirez pas ces moments qui vous permettent normalement de nourrir une belle relation avec lui, de renforcer votre lien d’attachement et votre complicité», conseille-t-elle. Il ne faut pas oublier que lorsque la réparation est complétée, la punition est terminée et après on passe à autre chose. Le parent ne doit pas utiliser abusivement des conséquences, sans quoi elles perdront leur effet. Dans toutes les interventions, l’enfant doit sentir que ce n’est pas lui en tant que personne qui est remis en cause, mais son comportement.

Si certaines conséquences sont à privilégier, d’autres méthodes d’intervention peuvent sembler efficaces sur le moment, mais sont totalement déconseillées pour le bien-être de l’enfant comme le dénigrement (violence verbale), les répétitions incessantes, les menaces, la fessée, les explications excessives, l’indifférence et la banalisation. La persévérance et les efforts amèneront assurément les enfants à se comporter adéquatement dans sa famille, mais aussi en société.

Suzanne Vallières œuvre dans le domaine des médias depuis 1996. Auteure de trois livres de la collection des «Psy-trucs», elle a plus de 19 ans d’expérience auprès des jeunes en tant que formatrice spécialisée, thérapeute et conférencière, sans oublier qu’elle est mère de trois enfants!

 

 

 

 

 

 

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