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La campagne de vaccination provoque une ruée à Saint-Eustache

(Photo Michel Chartrand) - Des milliers de personnes ont pris d’assaut, le jeudi 29 octobre dernier, le Centre de vaccination contre la grippe A (H1NI) situé à Saint-Eustache, l’un des premiers à ouvrir ses portes.

La campagne de vaccination provoque une ruée à Saint-Eustache

Grippe A (H1N1)

Des centaines de personnes se sont ruées vers le Centre de vaccination de Saint-Eustache à la première journée de vaccination pour les personnes à risque, le jeudi 29 octobre dernier.

La situation a fait les manchettes des réseaux de télévision. «Ça ne nous a pas surpris. Nous avons évalué notre capacité à administrer le vaccin à 250 personnes à l’heure. À 16 h, nous avons convenu que l’on pourrait vacciner 1 000 personnes. Nous avons alors avisé les autres qu’ils ne seraient pas vaccinés. Certains ont décidé de nous défier et de rester», raconte Christian Gagné, directeur adjoint du Centre de santé et des services sociaux (CSSS) du Lac-des-Deux-Montagnes.

Au lendemain de la première journée de vaccination, le CSSS a pris de nouvelles mesures, soit celles de trier les personnes pour ne vacciner que celles qui font partie des groupes prioritaires et qui résident sur le territoire.

La veille, quelque 400 résidants d’autres régions, notamment de Montréal, s’étaient déplacés pour se faire vacciner à Saint-Eustache, l’un des premiers endroits à avoir débuté la vaccination pour la grippe A. Plusieurs jeunes familles étaient également du nombre des personnes.

Selon les policiers de Saint-Eustache, dès midi, environ 80 à 100 individus attendaient déjà à l’entrée du Centre de vaccination, situé dans l’ancien commerce Mille-Isles Auto, au 565, boulevard Arthur-Sauvé. Une demi-heure avant le début de l’administration des vaccins, qui devait débuter à 14 h 30, de 1 500 à 2 000 personnes faisaient le pied de grue.

Les secteurs et stationnements environnants étaient bondés de véhicules. La file d’attente s’étirait autour du stationnement du Centre. La circulation, déjà perturbée à l’heure de pointe, était d’autant plus au ralenti sur le boulevard Arthur-Sauvé.

Pour gérer la foule, deux employés du CSSS se sont occupés de répondre aux questions pendant que les gens attendaient. Deux autres ont été ajoutés au duo depuis.

Le sergent Marc Tremblay, du Service de police de Saint-Eustache, a déclaré ne pas s’être attendu à cette cohue. «Nous étions prêts à partir de 10 h (le 29 octobre). Nous sommes venus établir un premier contact avec les gens du CSSS. On était quatre patrouilleurs: deux de l’unité de sécurité routière et deux de la gendarmerie, prêts à toute éventualité», a-t-il affirmé.

Au lendemain de la première journée de vaccination, le sergent confirmait qu’il n’y avait eu aucun débordement ou d’incident à déplorer, précisant qu’en soirée, une soixantaine de mécontents se sont plaints de la situation même s’ils avaient été avisés qu’ils n’allaient pas recevoir le vaccin.
«Aujourd’hui (vendredi 30 octobre), ça s’est mieux déroulé qu’hier. Nous avons conservé le même effectif et ce sera le cas pour les prochains jours (lundi et hier)», a-t-il indiqué.

Un pharmacien de Saint-Eustache, venu se faire vacciner et qui a voulu taire son nom, a qualifié l’organisation du Centre de «mauvaise» compte tenu de l’attente à l’extérieur. Le directeur Christian Gagné soutient que réussir à vacciner 250 personnes à l’heure avec moins de 10 infirmières est une bonne organisation. Elles seront 12 pour le reste de la vaccination des groupes à risque et seront une vingtaine lorsque la campagne visera l’ensemble de la population, le 16 novembre.

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