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Kim Prud’homme: du travail social dans une unité de soins altruiste.

Photo Yves Déry -

Kim Prud’homme: du travail social dans une unité de soins altruiste.

Au Centre Drapeau-Deschambault

DOSSIER SOINS PALLIATIFS Kim Prud’homme, travailleuse sociale depuis trois ans, est arrivée à l’unité des soins palliatifs du Centre Drapeau-Deschambault il y a un an. Un remplacement de congé de maternité qui lui aura permis de constater combien l’équipe multidisciplinaire du 3e étage en soins palliatifs est unique.

«C’est un privilège que de travailler avec eux», atteste-t-elle dans un sourire.

La jeunesse radieuse, sa présence illumine. Son approche basée sur le respect inspire la confiance. Parce que la confiance est déterminante pour le patient en soins palliatifs.

«Quand on vise l’accompagnement en fin de vie, il faut penser au milieu de vie et à l’entourage du patient, explique Kim Prud’homme. Il est rassurant aussi de se savoir accompagné, de ne pas être seul.»

Le travail social en fin de vie est moins formel. Il n’existe pas de grandes lignes directrices, mais plutôt des moments de réflexion. Le sens que l’on a trouvé à notre vie, à notre finalité. Si ces introspections paraissent lourdes de prime abord, le fait d’en discuter favorise la libération des émotions.

«On suit le rythme de la personne. Cette dernière a assez de soucis, on ne contribuera pas en en rajoutant», de dire Kim Prud’homme.

Deuils

Si les soins palliatifs signifient la fin de la vie, il n’en reste pas moins que les deuils à faire sont multiples, et ce, tant pour le patient que pour la famille. Que ce soit la fin des projets en cours, des capacités physiques qui diminuent, de l’autonomie perdue ou encore de l’aspect corporel qui change, parler facilite en quelque sorte l’acceptation de ce processus tant inévitable que complexe.

«Dépendamment où l’on est rendu dans sa vie, la fin peut s’accepter et s’assumer. Mais il y a aussi des gens qui arrivent aux soins palliatifs en apprenant qu’ils sont condamnés depuis seulement deux semaines. Dans ce cas-là, le deuil est plus difficile», ajoute la travailleuse sociale.

Moments intenses, magiques, mais également tragiques, l’évolution vers le trépas laisse place à des besoins que l’on ne peut pas toujours contrôler. C’est ainsi que la jeune travailleuse sociale pourra être appelée au chevet d’une famille pour les épauler durant l’agonie du malade.

«Les besoins sont là et je suis là», dit-elle simplement.

Rassurer, sécuriser, amadouer les angoisses ou encore les questions des patients, l’empathie implique une présence de tous les instants. Et si les solutions miracles n’existent pas, seule la bienveillance demeure la mère de toutes les vertus.

 

 

 

 

 

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