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Infirmière après avoir combattu la leucémie

Photo Yves Déry - Julie Beaulne est devenue infirmière après avoir combattu la leucémie.

Infirmière après avoir combattu la leucémie

Julie Beaulne, toujours en rémission

La vie fait parfois drôlement les choses. Julie Beaulne avait songé à devenir infirmière sans plus. Coiffeuse, elle amorce un cours en tourisme lorsque la maladie lui rappelle que dans la vie, il faut faire ce que l’on aime.

Le 23 décembre 2005, Julie Beaulne apprend qu’elle est atteinte de la leucémie. Elle est alors âgée de 19 ans. «Ça faisait trois mois que j’avais des symptômes, mais un soir, j’avais mal au ventre. Je suis allée à l’hôpital et le lendemain, on m’a dit que j’avais la leucémie. Ça ne m’avait jamais effleuré l’esprit», raconte Julie Beaulne, aujourd’hui âgée de 25 ans.

Elle est tout de suite transférée à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Commence alors un traitement de chimiothérapie de trois mois. Pendant ce temps, elle discute avec les infirmières, leur pose des questions. «J’avais souvent pensé devenir infirmière, mais je ne pensais pas avoir ce qu’il fallait», admet-elle. Par la suite, elle poursuit son traitement par voie orale à la maison pendant deux ans et s’inscrit en soins infirmiers au cégep de Saint-Jérôme.

Depuis presque un an, elle a retrouvé l’équipe soignante, qui s’est occupée d’elle au module d’hématologie et oncologie, pour y travailler. «C’est là que je voulais travailler. […] C’est clair qu’être infirmière, c’est ce que je veux faire de ma vie», soutient-elle, convenant qu’il est parfois «bizarre» d’entrer à l’hôpital pour travailler. «Je pense que j’ai de la compassion. Je comprends plus les gens qui ont reçu un diagnostic de cancer. Il m’est arrivé de raconter mon histoire parce que je sentais qu’ils avaient besoin de ça. Sinon, je ne le dis pas», affirme Julie Beaulne.

Depuis quelques semaines, elle a été transférée, à sa demande, au débordement de l’urgence. «J’avais besoin d’action. […] C’est difficile de ressasser cette histoire-là. C’est pour ça que j’ai changé de département, mais il y a des gens qui ont le cancer partout», remarque-t-elle.

Elle ajoute que les gens sont contents de voir qu’elle se porte bien. «Je leur dis que ça va être difficile, mais qu’ils peuvent passer au travers. Ça les encourage», reconnaît l’Eustachoise.

L’infirmière aime aider les autres. «Les journées passent vite. Je ne m’ennuie pas de mon métier de coiffeuse», soutient la jeune femme en rémission.

Cette période de sa vie est réellement derrière elle. «J’essaie de profiter de la vie, mais il faut parfois que je me rappelle que j’ai passé par là parce que j’oublie… ou je ne veux pas y penser. […] Je veux faire des voyages. Avoir des enfants éventuellement… Me marier?» énumère-t-elle, regardant son compagnon d’un œil amusé.

En attendant, elle espère une réponse positive à sa demande d’admission au baccalauréat afin de devenir infirmière bachelière.

Selon la Société de recherche sur le cancer, la leucémie représente le neuvième type de cancer le plus souvent diagnostiqué et la septième cause de mortalité chez les adultes canadiens. Le taux de survie à cinq ans pour la leucémie chez les adultes canadiens est estimé à 51 %. Chez les enfants et les jeunes adultes, la leucémie représente le type de cancer le plus commun et le deuxième type de cancer le plus mortel pour ce groupe d’âge. Le taux relatif de survie à cinq ans du diagnostic est estimé à 86 % pour ces derniers.

 

 

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