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Ils veulent une nouvelle école alternative

Crédit photo Caroline Durocher - Plusieurs parents souhaitent que la CSSMI offre davantage accès à l’école alternative.

Des parents se mobilisent pour obtenir une nouvelle école alternative

Des parents se mobilisent

Depuis un peu plus de quatre ans, un groupe de parents résidant dans le secteur de Deux-Montagnes multiplient leurs démarches auprès de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), afin que celle-ci offre à leurs enfants un meilleur accès à l’école alternative.

La CSSMI compte actuellement deux écoles alternatives régionales dans l’ouest de son territoire, soit l’école primaire Cœur à cœur, l’Alternative, à Saint-Eustache, et l’école secondaire Liberté-Jeunesse, à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Toutefois, selon ce groupe de parents, qui ont été 143 à signer une pétition à cet effet, ces écoles ne suffisent pas à la demande.
«Lorsque j’ai fait la demande pour que ma fille fréquente l’école Cœur à cœur, il y a de cela quatre ans, on m’a répondu qu’elle était loin sur la liste d’attente. Je me suis dit que s’il y a autant de monde sur cette liste, c’est qu’il y a un besoin», affirme Joëlle Breault, une maman de Deux-Montagnes de quatre enfants, à l’origine de la création d’un comité formé en 2014. Son objectif est de convaincre la CSSMI d’ouvrir une nouvelle école alternative publique, primaire et secondaire, pour mieux desservir les villes et municipalités de Deux-Montagnes, Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Saint-Joseph-du-Lac, Pointe-Calumet, Oka et Saint-Placide.
Si Mme Breault milite pour que plus d’enfants aient accès à l’école alternative, c’est que, comme les 142 autres parents signataires de la pétition et les centaines de parents qui ont choisi d’emprunter cette voie, elle croit aux vertus de l’école alternative comme modèle de pédagogie.
«L’alternatif, c’est tellement la continuité de ce qu’on vit à la maison, dit-elle. On y laisse une grande place aux parents qui peuvent ainsi continuer d’être les éducateurs de leurs enfants, ce que je trouve très important.»
Le 27 mars dernier, lors du Conseil des commissaires de la CSSMI, le comité a fait une demande, et ce, pour une quatrième année consécutive, afin que, dans le cadre du processus de consultation du cadre d’organisation scolaire 2019-2022, l’on ajoute donc une école alternative primaire et secondaire dans l’ouest du territoire desservi par la CSSMI.
Jusqu’à présent, les démarches du comité «Pour une nouvelle école alternative à la CSSMI», se sont avérées vaines, la CSSMI n’ayant pas retenu les différents projets qui lui ont été présentés. Le comité a également fait des démarches auprès d’écoles de quartier, telle l’école Sauvé, afin de trouver une école existante prête à accueillir un volet alternatif.
«Les démarches faites en ce sens évoluent lentement mais sûrement», de dire Joëlle Breault à ce sujet.
Manque de locaux
À la CSSMI, Roch-André Malo, directeur du Service de l’organisation scolaire, dit avoir rencontré Mme Breault et d’autres parents qui lui ont présenté leur projet. Toutefois, selon ses dires, il manque de locaux pour le réaliser.
«Il faut comprendre que nous sommes vraiment en déficit de locaux actuellement au primaire, particulièrement dans le secteur visé. Il n’y a donc pas d’intention de la CSSMI d’aller de l’avant avec un projet semblable à court et moyen terme», a-t-il mentionné avant d’ajouter avoir toutefois réorienté les parents vers les conseils d’établissement de leurs écoles de quartier respectives afin de valider avec ceux-ci l’intérêt d’offrir une partie de la pédagogie en mode alternatif.
«Ils font des percées intéressantes apparemment au niveau des approches alternatives, surtout à l’école Sauvé où la direction a démontré de l’ouverture. Est-ce que c’est satisfaisant pour eux? Il semble que non pour le moment», de dire M. Malo.
Il est possible de joindre la mobilisation en visitant la page Facebook «Pour une nouvelle école alternative à la CSSMI».

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