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Harper, le Bloc et la culture

(Photo Michel Chartrand) - Le député de Verchères–Les Patriotes, Luc Malo, et ses collègues du Bloc québécois, nommément Monique Guay, de Rivière-du-Nord, et Carole Lavallée, de Saint-Bruno–Saint-Hubert, lors de la présentation du Rapport sur l’analyse des programmes d’art qui ont été annulés durant l’été 2008, du Comité permanent du patrimoine canadien.

Harper, le Bloc et la culture

Pour une aide directe aux artistes

De la ministre Josée Verner à son remplaçant, James Moore, il ne semble y avoir aucune ouverture de la part du gouvernement Harper à un réinvestissement en culture, afin de rattraper les 300 millions de dollars amputés par les conservateurs au Conseil des Arts du Canada.

Ce dossier demeure une épine dans le pied des tories, au Québec, et le Bloc québécois continue de le pousser à la Chambre des communes, en commençant par une tournée du milieu artistique, avec une escale à Saint-Jérôme, des députés Monique Guay et Carole Lavallée, ainsi que Luc Malo qui pilote la motion M-297, dont la substance s’énonce comme suit:
«[…] le gouvernement devrait apporter une aide directe aux artistes en augmentant à 300 millions de dollars par année le budget du Conseil des Arts du Canada et devrait annuler les compressions qu’il a annoncées en matière culturelle et rétablir le financement des programmes suivants au niveau où il était au cours de l’exercice 2008-2009 […].»

Ces programmes, ce sont notamment Routes commerciales et le Fonds des réseaux de recherche sur les nouveaux médias, mais également d’autres programmes et fonds destinés au film, à la vidéo et au long-métrage.
«Le gouvernement Harper a créé une crise dans un secteur qui allait bien», de plaider Luc Malo, tandis que la députée de Rivière-du-Nord, Monique Guay, élaborait sur la valeur économique de cette industrie culturelle qui représente 314 000 emplois, dont 171 000 sont des emplois directs.

Selon le Conference Board du mois d’août 2008, la culture sous toutes ses formes générerait des retombées économiques de l’ordre de 85 milliards de dollars, au Québec et au Canada.

Au moment opportun, les députés conservateurs québécois ne pourront se réfugier derrière la ligne de parti puisqu’il s’agira d’un vote libre sur cette motion bloquiste, lequel est prévu pour la fin mai début juin, en deuxième heure de débat. Déjà, au Bloc, on clame que «l’on verra à quelle enseigne logent les députés conservateurs du Québec».

Le Bloc décrie d’un même souffle les coupures de l’ordre de 136 millions de dollars que Stephen Harper a décrétées sur Radio-Canada, ce qui pourrait résulter en une perte de 800 emplois directs et environ 3 200 emplois de pigistes associés à des maisons de production, donc souvent des artistes. Les conservateurs entendent retrancher encore 56 millions de dollars l’an prochain, ce qui parvenait à briser le légendaire flegme d’un Bernard Derome inquiet pour l’avenir de la société d’État.
«Alors que la crise économique sévit durement pour tout le monde, de reprendre Monique Guay, les travailleuses et les travailleurs du domaine de la culture n’ont pas besoin, en plus, de se faire mettre des bâtons dans les roues par le gouvernement conservateur.»

Il restera à voir la position des libéraux et du NPD, pour qui le Québec demeure à reconquérir tandis que de petites compagnies, incapables de partir en tournée, risquent de fermer boutique à plus ou moins brève échéance.

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