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Grippe A (H1N1): une Eustachoise au Mexique raconte

L’Eustachoise Nelly Tremblay.

Grippe A (H1N1): une Eustachoise au Mexique raconte

La grippe A (H1N1) ne fait pas peur à l’Eustachoise Nelly Tremblay qui vit au Mexique.

Effectuant un stage académique d’un an au laboratoire d’Écotoxicologie du Centro de Ecología, Pesquerías y Oceanografía del Golfo de Mexico qui est affilié à l’Universidad Autóma de Campeche, la biologiste Nelly Tremblay est arrivée au Mexique quelques semaines avant le début de la crise.

L’annonce de la présence du virus est survenue le 23 avril dernier. L’éclosion de grippe a vu le jour à Mexico. Parce que le virus se transmet par voies respiratoires, il est recommandé de se laver les mains fréquemment, éternuer ou tousser vis-à-vis son coude, de ne pas se présenter dans les lieux bondés de gens.
«Je me suis un peu demandé si je devais, oui ou non, retourner au Canada quand j’ai parlé avec mes amis canadiens et que j’ai lu les nouvelles de là. Les médias laissent entendre des choses beaucoup plus graves que ce qui se passe vraiment ici, estime-t-elle. Quand j’ai lu qu’Air Transat et d’autres compagnies aériennes allaient retirer leurs vols progressivement jusqu’au 1er juin, je me suis dit que l’heure était grave. Mais bon, je ne me sens pas en danger réellement.»
À Campeche, dans le sud du Mexique, à quelque 400 km de Cancún, les gens ont cédé à la paranoïa, selon elle. «Comme les symptômes reliés à cette grippe peuvent t’arriver fréquemment, c’est normal (qu’ils soient paranoïaques), raconte-t-elle. Au moment où tu présentes le moindre symptôme, une panique intérieure commence. Il y a des gens qui refusent de partager la même pièce que celui qui éternue pour cause d’humidité ou de poussière».

Dans la vie de tous les jours, le gouvernement mexicain a pris les précautions qui s’imposent. Ainsi, la majorité des gens suivent les directives du président Felipe Calderon et restent chez eux pour éviter la contamination.

Les musées et sites archéologiques sont fermés. Les cours d’école ont été suspendus. «La messe du dimanche a été diffusée en direct à la télévision pour éviter que les gens ne se déplacent, mais les portes n’ont pas été fermées pour ceux qui voulaient quand même se présenter, indique-t-elle. Aux nouvelles locales, ils ont toutefois précisé que la poignée de main habituelle ne serait pas donnée et que l’hostie allait se donner seulement dans les mains.»

Aucun spectacle n’a eu lieu au parc principal de la ville au cours du week-end du 2 et 3 mai, mais plutôt la diffusion continue d’un enregistrement des règles à suivre pour contrer la grippe. Dans tous les centres commerciaux, des pompes de désinfectant ont été installées aux sorties. «Beaucoup de gens portaient des masques de mardi à vendredi (28 avril au 1er mai), mais maintenant j’en vois beaucoup moins. Je crois que les masques sont difficiles à trouver et se vendent cher. J’ai été témoin d’un individu au marché qui en avait un paquet caché sous sa chemise et qui les vendait en cachette», ajoute-t-elle.

Au moment d’écrire ses lignes, le ministre de la Santé, José Angel Cordova, a confirmé la «tendance à la régression» de l’épidémie. Le dernier bilan au Mexique était de 26 morts et plus de 700 malades. L’Organisation mondiale de la santé croit que le virus pourrait décliner avant de refaire surface avec une virulence sans précédent.

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