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Dre Christiane Ayotte: «C’est une conduite dopante»

(Photo Michel Chartrand) - Pour expliquer l’ampleur de la saisie et la dangerosité des produits de contrebande, il y avait l’enquêteur au dossier Roger Monette, l’analyste Benoît Archambault ,du laboratoire de Santé Canada, la docteure Christiane Ayotte, de l’Institut Armand-Frappier, et l’Inspecteur Francis Lanouette.

Dre Christiane Ayotte: «C’est une conduite dopante»

La scientifique blâme les «gourous» des anabolisants

S’il est une personne qui connaît bien cette consommation de drogues de performances, c’est bien le docteur Christiane Ayotte. «C’est une conduite dopante», d’alléguer la chercheure à l’INRS, Institut Armand-Frappier, en s’en prenant vertement à tous les «gourous et les p’tits génies» qui distribuent ces potions magiques comme des bonbons.

«C’est un exemple très clair que ce ne sont pas seulement les professionnels du sport qui consomment; c’est une saisie représentative», d’analyser cette experte en matière de dépistage des drogues du métabolisme.

Parlant de la cupidité de certains athlètes, elle ajoute que ce n’est pas la veille d’un Tour de France, qu’ils se droguent, en élargissant sa réflexion à toutes les solutions pharmaceutiques proposées par des charlatans, y compris quelques produits naturels parfois insipides. «Souvent des athlètes prennent des produits sans même en voir les avantages, mais ils continuent au cas ou ça marcherait», s’indigne la scientifique.
«80 % des athlètes consomment des suppléments en banalisant les effets secondaires», continue-t-elle, lesquels peuvent aller, dans le cas des anabolisants, jusqu’à la poussée de seins chez les hommes, comme d’une masculinisation formelle chez les femmes. Le cœur et le foie sont deux organes sensibles à ces drogues qui favorisent aussi le mauvais cholestérol.

Et les effets néfastes de cette consommation sont peut-être plus graves encore au niveau psychologique. «La biggerexia, comme disent les Américains, est souvent cause de la rage au volant et autres agressions domestiques», poursuit la dame qui voit, sur le Web, des sites de banalisation où l’on affiche de véritables recettes d’anabolisants.

Les publicités de boissons énergisantes et toutes sortes de médications, dans les médias, l’interpellent particulièrement, alors qu’elle constate que ces produits se trouvent désormais dans nos cours d’école.

Au-delà d’une consommation maladive, Christiane Ayotte disait surtout s’inquiéter de la confection artisanale et sans contrôle de ces drogues, surtout qu’elles font souvent l’objet de consommations croisées avec des substances multiples.

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