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Dévoilement d’un monument contre la violence faite aux femmes

(Photo Michel Chartrand) - À côté de son œuvre, l’artiste verrier et sculpteure Odette Filion. Avec elle, Janique Durand, chargée de projet à La Mouvance, et Angèle Poulin, coordonnatrice à La Mouvance.

Dévoilement d’un monument contre la violence faite aux femmes

Devant La Mouvance, Centre de femmes

Il y a un an précisément germait l’idée d’un mémorial permanent installé devant La Mouvance, Centre de femmes, un organisme situé à Saint-Eustache. Un monument dédié aux femmes victimes de fémicide et de violence, quelle qu’en soit sa forme.

«C’est avec joie que nous partageons aujourd’hui, et malgré les embûches, ce beau projet qui nous tenait tellement à cœur», a lancé Janique Durand, chargée de projet à La Mouvance. Massés devant elles, des dizaines de femmes et d’hommes venus assister au grand dévoilement. «Par ce monument, nous espérons sensibiliser, mobiliser et réveiller la conscience collective dans l’espoir de changer les choses», a-t-elle ajouté.

Appel aux artistes féminines de la région

Afin de donner forme et vie au projet, un comité de sélection, composé de Réjeanne Haviernik, mère de Maud, une des 14 victimes de l’École polytechnique, Sophie Gilbert, du Mitan, et Chantal Vézina, du Réseau des femmes des Laurentides, a fait appel au talent d’Odette Filion, une artiste verrier et sculpteure de la région. «Mme Filion a su toucher notre cœur. Par la noblesse et la symbolique de son œuvre», a expliqué Mme Durand.

Avec pour objectif de dévoiler l’œuvre en décembre 2008, dans le cadre de la commémoration des victimes de la tragédie du 6 décembre 1989 survenue à Polytechnique, l’autorisation de la Ville de Saint-Eustache en poche, La Mouvance donne enfin son aval à l’artiste. Un mois plus tard, soit le 4 décembre dernier, le monument était dévoilé. «Par cette œuvre, je tenais à souligner l’importance de dire notre colère haut et fort devant ce mouvement d’oppression et d’agression subi par les femmes à travers les âges», a déclaré Mme Filion. Faite de bois et de verre, l’œuvre se dresse sur un socle de pierres brutes. Les couleurs du verre, d’abord noire et rouge, se liquéfient graduellement pour faire place au jaune et à l’orangé, symbolisant le soleil et la lumière. «Pour que l’espoir s’invente et s’installe.»

Parmi les gens présents, soulignons la présence de la députée de Deux-Montagnes, Lucie Leblanc, également partenaire financier du projet, accompagnée pour l’occasion de Marie-Claude Barrette, conjointe du chef de l’ADQ, Mario Dumont. «Je souhaite que ma municipalité de Rivière-du-Loup emboîte le pas et crée aussi un tel monument», a d’ailleurs commenté cette dernière. Également présent, le maire de Saint-Eustache, Claude Carignan, a quant à lui émis le souhait «que les enfants d’aujourd’hui puissent un jour voir dans ce monument une œuvre d’art et pas seulement un visage de femme violentée».

Soulignons enfin la collaboration dans ce projet de la Ville de Saint-Eustache, de la Table de concertation sur la violence, de l’Institut national de santé publique et du ministère de la Sécurité publique. Plusieurs partenaires financiers ont également été mis à contribution dans la réalisation du projet, notamment l’Agence de la santé et des Services sociaux des Laurentides, plusieurs ministères du gouvernement du Québec, ainsi que les villes de Deux-Montagnes et Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Le monument de La Mouvance, Centre de femmes, est le tout premier à être érigé dans la région.

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