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Des trucs et astuces pour respecter l’époque

(Photo Michel Chartrand) - Propriétaire d’une maison ancienne à Saint-Joseph-du-Lac, Ronald Du Repos a présenté la conférence Comment restaurer une maison traditionnelle québécoise.

Des trucs et astuces pour respecter l’époque

Conférence sur la restauration de maisons anciennes

La Société d’histoire régionale de Deux-Montagnes (SHRDM) a tenu sa première activité de l’année 2009.

Après avoir fait le point sur l’année précédente en assemblée générale, l’organisme a présenté la conférence Comment restaurer une maison traditionnelle québécoise, avec Ronald Du Repos, propriétaire d’une maison ancienne à Saint-Joseph-du-Lac.

Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées pour entendre celui qui a acquis une maison abandonnée depuis 40 ans, dans les années 1970, l’a déménagée un kilomètre plus loin pour, petit peu par petit peu, la restaurer.

Première étape dans cette aventure, étudier la maison, partir à la recherche d’indices sur son apparence d’origine, s’inspirer de photos familiales datant de l’époque de la maison, et ainsi de suite.

Avec des photos à l’appui, il a passé les diverses étapes de la restauration: le curetage, les plans et les esquisses, les murs, le perron et la galerie, les ouvertures (portes et fenêtres), la toiture et l’intérieur de la maison.

M. Du Repos conseille d’utiliser la peinture Benjamin Moore pour les murs intérieurs en raison des couleurs historiques que la gamme propose. Pour l’extérieur, il suggère la teinture Olympic.

Lorsqu’il parle des murs extérieurs faits de pierre, le conférencier souligne l’importance de ne pas effectuer de joints francs parce que ça ne respecte pas le style du XIXe siècle.

Il faut respecter l’époque et le style de la maison, indique-t-il. Les poteaux de galerie de style victorien ne sont pas appropriés à son goût à lui.

En ce qui a trait aux fenêtres, il mentionne que pour faire un compromis aux fenêtres doubles, il existe des fenêtres thermos à petits carreaux qui reflètent bien l’époque. Sinon, «mettez de l’huile de lin sur le bois des cadrages de fenêtres anciennes comme première couche avant de même le mastic. Ça évite à celui-ci de sécher trop rapidement», propose-t-il.

Tout se joue en ce qui concerne les détails; les contrevents, la serrurerie, l’encadrement des fenêtres, et ainsi de suite.
«Les lucarnes, c’est souvent ce qui est le plus raté lors d’une restauration», estime M. Du Repos. «Il faut respecter l’environnement où la maison est située et les régionalismes», souligne-t-il. L’angle de la lucarne doit respecter celle du toit de la maison. La largeur des joues de la fenêtre ne doit pas être trop épaisse.

Sur le versant caché du toit, on peut installer des velux qui permettent de faire entrer de la lumière.
À l’intérieur de la maison, pour les planchers, il utilise un mélange de moitié huile de lin et moitié térébenthine qu’il applique sur le plancher à quelques reprises pour le protéger et lui donner une belle finition.

Dans les espaces perdus en raison des chevrons du toit, il a récupéré l’espace en créant des garde-robes.

Le XIXe siècle doit se refléter sur tout ce qui entoure la maison: la clôture, les bâtiments secondaires, les rallonges, les arbres et les fleurs. Les roses trémières et les hydrangées étaient très présentes à cette époque.
«Trente pour cent des bâtiments anciens ont été démolis depuis 35 ans dans la MRC de Deux-Montagnes», rappelle-t-il, ajoutant que ça prend des passionnés pour conserver le patrimoine bâti.

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