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Des petits plats gagnants gagnants

Photo Pierre Latour

Des petits plats gagnants gagnants

Moisson Laurentides et le CFP l’Émergence

Qu’est-ce qu’on cuisine avec quelque 50 boîtes de poivrons? C’est une des questions que les apprentis cuistots du Centre de formation professionnelle (CFP) l’Émergence ont dû se poser lors de la semaine partenariale entre Moisson Laurentides et l’établissement de Deux-Montagnes.

Pour une deuxième année, leur collaboration, qui s’est étalée du 28 mars au 1er avril derniers, aura permis de préparer des repas à partir d’ingrédients fournis par l’organisme.

La directrice générale de Moisson Laurentides, Annie Bélanger, a indiqué que l’organisme fournissait les élèves avec des produits qu’elle recevait en trop grande quantité ou que les gens savent peu comment cuisiner. Les élèves de l’Émergence veillaient à les transformer en repas prêts à manger, qui étaient ensuite distribués aux organismes des Laurentides, qui, eux, les offraient aux familles dans le besoin.

Une attention particulière était portée à la quantité des plats de façon à ce qu’ils s’adaptent à la clientèle visée. «C’est un partenariat gagnant-gagnant», assure-t-elle.

Moisson Laurentides a pu distribuer des mets équilibrés dans des portions individuelles permettant d’éviter la congélation et la décongélation, ainsi que de faciliter la tâche des organismes en aval qui n’ont pas nécessairement l’équipement pour respecter la chaîne du froid.

Selon le chef enseignant, Francis Firmin, environ 2 000 litres de soupe ont été mijotés. Des biscuits d’avoine, des collations santé, des pains de viande, des boulettes, des pains aux bananes, des poivrons farcis et de la sauce à spaghetti ont été préparés. «On essayait de cuisiner des recettes les plus nourrissantes possible, soit en ajoutant des légumineuses ou en utilisant des farines complètes», indique-t-il. Le chef Firmin ajoute que son groupe essayait tant que possible de ne pas utiliser de produits manufacturés comme des bouillons.

Le défi pour les élèves et l’enseignant était de réussir à «se tourner sur un 10 cennes». Ne connaissant pas la teneur des arrivages, il leur était impossible de planifier d’avance ce qu’ils allaient cuisiner. «Il a fallu faire preuve d’imagination. Quand tu attends environ huit boîtes de poivrons et que tu en reçois plus de 50», cite-t-il en exemple.

Évidemment, les cuisiniers en herbe devaient rencontrer les standards d’hygiène et de salubrité de l’industrie de la transformation alimentaire. Ils ont pu voir ce que c’était de faire de la production de masse.

Moisson Laurentides aimerait pouvoir allonger cette période de partenariat à plus d’une semaine, mais cette collaboration ne peut s’insérer dans le programme qu’une fois que les élèves ont bien assimilé les techniques. Le partenariat s’intègre donc parfaitement dans la mise en application des apprentissages. «Nous recherchons ce genre de partenariat, puisqu’il contribue à notre mission», signale Mme Bélanger.

Le groupe d’élèves en cuisine de cette année est composé de 16 élèves. Le directeur adjoint du CFP de la Commmission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles, Denis Bouchard, a fait savoir que ce partenariat a permis de bonifier le programme de formation.

 

 

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