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de la syrie à Saint-Eustache

Photo Christian Asselin - Accompagnés de Jules Théoret, Denis et Suzanne Renaud, de même que de Céline Blais, du Comité de parrainage des réfugiés des Basses-Laurentides, on reconnaît Souliman, Sozan et Hasan Kamel.

Photo Christian Asselin - Sozan, Hasan et Souliman Kamel, bien intégrés à leur nouvelle vie au Québec.

Des Syriens espèrent que leur famille les rejoindront

depuis près d’un an

Arrivés à Saint-Eustache le 11 juillet dernier pour fuir la guerre civile qui secoue la Syrie depuis 2011, Souliman et Sozan Kamel, de même que leur fils de 3 ans, Hasan, se sont vite intégrés à leur nouvelle vie au Québec. Ils espèrent maintenant que le reste de leur famille puisse venir les rejoindre.

C’est avant tout pour assurer la sécurité de leur fils que les Kamel, une famille chrétienne, ont pris cette difficile décision de tout laisser derrière eux pour venir se réfugier au Canada. Le décès de la grand-mère de Sozan et l’enlèvement de son père par les troupes islamiques ont aussi précipité leur décision.
«Les Islamistes n’aiment pas les Chrétiens. Ils ont kidnappé et torturé mon père pendant un ou deux jours. C‘est un prêtre catholique qui a parlé avec l’Imam pour le faire libérer. Lorsque ses agresseurs l’ont laissé partir, ils lui ont bien dit qu’ils reviendraient pour les prendre, lui et mon frère», raconte Sozan, la voix tremblante, mais d’un français quasi impeccable. Il faut dire que comme son conjoint, elle est aux études à temps plein depuis son arrivée au Canada, espérant dénicher un emploi sous peu.
Quant à sa grand-mère, elle est décédée peu avant son départ de Syrie des suites du bombardement de son village alors qu’une guerre sévissait entre les Islamistes et le gouvernement syrien. Sa décision de quitter son pays natal s’est alors prise rapidement.
«Nous avions entendu dire par le cousin de Souliman qui habite Montréal que le Canada respectait les Syriens en tant que réfugiés. Il connaissait par ailleurs quelqu’un qui pouvait nous aider à venir ici. Nous avons pensé à notre fils, et à nous aussi, et avons décidé de partir».
Ce «quelqu’un» auquel le cousin de Souliman se référait, ce sont les Pères Jésuites. Aidés de la paroisse St-François d’Assise et des membres du Comité de parrainage des réfugiés des Basses-Laurentides (CPRBL), leurs parrains en sol québécois, les Jésuites ont en effet grandement contribué à la venue au Canada des Kamel.
Un long processus
C’est en janvier 2016 que le CPRBL a été mis sur pied et qu’il a entrepris ses démarches auprès du gouvernement canadien et son ministère de l’Immigration afin que les Kamel soient acceptés comme réfugiés et accueillis au Canada, et au Québec.
«Ces gens demandaient de l’aide et nous nous sommes dits que nous pourrions aider. Ça a été long. Nous avons mis un an et demi à préparer leur arrivée», a indiqué Denis Renaud, membre du CPRBL.
C’est qu’avant qu’Ottawa ne donne son feu vert à admettre au pays une famille de réfugiés, le dossier qui leur est soumis par son parrain doit répondre à de nombreuses exigences. Entre autres, on doit prouver au gouvernement que les besoins de base de la famille accueillie seront pris en charge pendant un an.
«Pendant la première année, nous devons assurer leur survie. C’est nous qui en sommes responsables. Cela inclut leur logement que nous avons dû trouver et payer, leur nourriture, leurs vêtements, leurs meubles, etc.», de renchérir Céline Blais, une enseignante à la retraite, également membre du CPRBL.
Grâce à la participation financière de nombreux donateurs, plus de 38 000 dollars ont ainsi été amassés pour les Kamel.
Sauf que tout est maintenant à refaire si l’on souhaite accueillir un jour à Saint-Eustache le père, la mère, le frère et la sœur de Sozan. Ceux-ci sont toujours en danger puisque le conflit persiste en Syrie.
«Il faut refaire la même démarche. Et ce sera plus long. Nous avons donc repris contact avec les Jésuites qui ont de leur côté parlé au gouvernement. À la fin de juillet, début d’août, les portes devraient s’ouvrir pour de nouveaux arrivants. En attendant, nous devons nous préparer et amasser un minimum de 30 000 $», de conclure Mme Blais.
Pour faire un don, il suffit de visiter le site Web de la paroisse Saint-François d’Assise à [maparoisse.info] ou de faire parvenir un chèque à l’ordre de la paroisse Saint-François d’Assise à 1028, rue Principale, Saint-Joseph-du-Lac, Québec, J0N 1M0.

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