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Danny Langlois ou la volonté de réussir

L'ÉVEIL, no 15, SAMEDI 26 septembre 2009, 80 pages.

Danny Langlois ou la volonté de réussir

Perte de poids de 100 livres en un an

À 13 ans, il était déjà considéré obèse. À 19 ans, il pesait 287 livres. Avec un foie dans un piteux état, une estime de soi au plus bas et des problèmes de santé qui lui pendouillaient au bout du nez, Danny Langlois ne pouvait plus se permettre de s’enfoncer davantage.

«À l’école secondaire, les autres me rejetaient à cause de mon poids. Je n’aimais pas l’école. Je n’aimais pas l’été et je n’aimais pas me montrer en public», évoque-t-il. Il n’allait pas non plus à ses cours d’éducation physique et préférait de loin se cacher pour manger.

Il y a deux ans, à l’aube de ses 20 ans, après des années de tourmente et des mois de réflexion, Danny Langlois a décidé de se prendre en main, «pour vivre mieux», dit-il. Aujourd’hui, le jeune homme pèse 180 livres, un poids qu’il maintient fièrement depuis un an déjà. Son secret? De meilleures habitudes alimentaires, forcément, mais aussi la marche. «Mon père est directeur de la distribution au Groupe JCL – les hebdos L’ÉVEIL et LA CONCORDE. J’ai toujours livré les journaux», mentionne-t-il. Or, au moment où il affichait son plus haut poids (287 livres), Danny dirigeait sa propre équipe de camelots. Avec pour conséquence qu’il assurait la livraison des journaux à partir de son camion, sans avoir à bouger. «C’est à ce moment que j’ai décidé de prendre une route de journaux plutôt que d’engager un nouveau camelot», ajoute-t-il. Environ 3 000 journaux livrés à toutes les portes, et ce, deux fois par semaine. Une décision bénéfique puisqu’en trois mois seulement, Danny a perdu 30 livres. «Quelques mois plus tard, j’ai décidé de couper toute nourriture en dehors de mes trois repas par jour», poursuit-il.

Tourné vers l’avenir

La perte de poids de Danny a changé des choses pour le jeune homme. La plus importante: sa santé. «Je ne fais presque plus d’asthme et je n’ai pratiquement plus de problèmes de dos», énumère-t-il. Sans compter sa forme physique qui s’est nettement améliorée. «Avant, juste le fait de monter un étage à pied était épuisant.» Et sa vie, en général. «Je ne m’en allais pas dans la bonne direction. Je peux dire que j’ai vraiment commencé à vivre à 21 ans», souffle-t-il. Depuis la dernière année, Danny a aussi appris à apprécier son corps et à accepter le regard des autres, des filles en particulier, posé sur lui pour les bonnes raisons cette fois.

Avec le recul, Danny remercie son père, Normand Langlois, de l’avoir toujours encouragé à poursuivre ses études, malgré les difficultés, jusqu’à ce qu’il décroche son diplôme d’études collégiales. Ce qui lui permet aujourd’hui, en plus de continuer sa route de journaux, de travailler à temps complet pour une entreprise qui crée des sites Web. Et sa mère, pour lui avoir transmis son goût de cuisiner.
À 22 ans, Danny pose désormais un regard neuf sur sa vie et rêve maintenant de maison et de vie de famille. «J’aimerais dire à tous ceux qui liront mon histoire que si j’ai réussi à perdre autant de poids, tout le monde peut le faire. Et perdre du poids ne veut pas dire tout arrêter. Il faut aussi pouvoir se gâter de temps à autre. À condition de bouger. Dans mon cas, la marche est devenue obligatoire et fera toujours partie de ma vie», termine-t-il.

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