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Il y a 180 ans tombaient les patriotes

Photo Claude Desjardins – Ils vous convient aux activités de commémoration de la rébellion des Patriotes: Francine Quenneville, présidente du Chœur des Îles, André Morin, conteur, Jean-Claude Payette, président de la Société de généalogie et d’histoire, Louis Kemp, attaché politique de la députée Linda Lapointe, Pierre Charron, maire de Saint-Eustache, et Michel Goyer, président de la Corporation du moulin Légaré.

Commémoration à Saint-Eustache: Il y a 180 ans tombaient les Patriotes

Du 14 au 17 décembre

La bataille de Saint-Eustache n’a pas seulement marqué les murs extérieurs de l’église, comme le soulignent fort judicieusement les organisateurs du 180e anniversaire de la rébellion des Patriotes. Il s’agit d’un moment majeur de l’histoire du Québec que l’on commémorera avec soin, du 14 au 17 décembre, là où se sont produits les événements que l’on sait.

C’est ainsi que, sous les ordres du général John Colborne, les troupes britanniques (1 280 soldats et 220 volontaires avec armes, munitions et artillerie) foncent vers Saint-Eustache, identifié comme l’un des centres de résistance, dans la matinée du 14 décembre 1837. Venus à leur rencontre, les patriotes menés par Jean-Olivier Chénier (de 150 à 300 hommes) sont vite repoussés et se réfugient dans divers bâtiments du village, notamment l’église, avant l’assaut final au cours duquel plusieurs (dont Chénier) périront.

Une programmation variée

Lors d’une conférence de presse tenue par la Corporation du moulin Légaré, maître d’œuvre de cette commémoration, on a rappelé le sacrifice de ceux qui se sont battus pour défendre un idéal de liberté, une idée que partageaient toutes les personnalités qui y assistaient, peu importe leur allégeance politique.

Le président de la Corporation du moulin Légaré, Michel Goyer, a dévoilé une programmation au contenu historique et culturel qui se décline sous diverses formes. Spectacles, conférences, expositions, ateliers, circuit théâtral, concours de peinture, voilà autant de moyens qui seront déployés pour rappeler les événements de 1837.

«Bien que ces événements sont pour le moins tragiques, il nous apparaît important de commémorer et de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont défendu, au prix de leur vie, des principes chers à l’ensemble des Canadiens et qui touchent la liberté, la démocratie et la justice» , d’exprimer M. Légaré en soulignant que la programmation élaborée par son comité vise à faire comprendre aux visiteurs les enjeux entourant la rébellion des Patriotes et de mettre en contexte les prémices de la Confédération canadienne.

Cette programmation apparaît en détail au [http://www.vieuxsainteustache.com]. Notez que le coup d’envoi sera donné le jeudi 14 décembre à 20 h, au Centre d’art La petite église, alors que le Chœur des Îles offrira un spectacle intitulé Une histoire de liberté.

Cet ensemble à quatre voix mixtes, composé d’une quarantaine de choristes dirigés par Louise Couturier, explore tous les répertoires depuis plus de 20 ans et s’est fait connaître pour sa formule qui juxtapose les scènes théâtrales aux parties chantées. Le spectacle Une histoire de liberté n’y fait donc pas exception.

À noter que les conférences prévues au programme seront prononcées tantôt par l’auteur et animateur Gilles Proulx, sinon par l’historien Jonathan Lemire, lequel dévoilera par ailleurs, et en exclusivité, le contenu de sa collection Manuscrits et imprimés: L’histoire de la rébellion des Patriotes.

La Société Saint-Jean-Baptiste (avec une commémoration qui s’annonce spectaculaire, le vendredi 15 décembre), la Société de généalogie et d’histoire de Saint-Eustache, l’École de théâtre de La Petite Comédie, la Ligue d’impro Noire et Blanche, l’organisme Contes et légendes du Patriote, le bistro ludique La Triche, l’Atelier de bande dessinée Michel Grant et l’Association des brodeuses et dentellières de Saint-Eustache viennent enrichir l’événement de leurs propositions qui figurent aussi à la programmation.

Un sentiment de fierté

«Les patriotes, avec M. Chénier en tête, ont défendu l’enjeu de notre démocratie, de notre langue, de notre reconnaissance devant un gouvernement plus responsable» , a déclaré de son côté le maire de Saint-Eustache, Pierre Charron, qui insiste sur la nécessité de se réunir avec fierté pour les célébrer. «Qui sait ce qui se serait passé si ces choses-là n’étaient pas arrivées» , de réfléchir le magistrat qui perçoit sa ville comme le berceau de la démocratie au Canada.

À noter que toutes ces activités sont offertes gratuitement, grâce à l’appui financier des Fondations communautaires du Canada et de la Ville de Saint-Eustache. Sachez toutefois que, dans certains cas, il faut tout de même réserver sa place, soit via le site Web cité plus haut, ou encore au 450 974-5170.

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