- PUBLICITÉ -
Claude Carignan contraint de quitter son poste de maire

(Photo Michel Chartrand) - Le nouveau sénateur Claude Carignan en grande conversation avec le premier ministre Stephen Harper, venu l’appuyer, en septembre 2009, lors de la dernière campagne électorale fédérale.

Claude Carignan contraint de quitter son poste de maire

Nommé sénateur par le premier ministre Stephen Harper

Même s’il avait fermement annoncé son intention de conserver son poste de maire de Saint-Eustache et de solliciter un troisième mandat lors des élections municipales du mois de novembre prochain, le nouveau sénateur Claude Carignan a finalement été contraint de réviser ses plans: il démissionnera de son poste de maire dès qu’il sera assermenté au Sénat.

Maire de Saint-Eustache depuis l’an 2000 et candidat conservateur défait aux dernières élections fédérales dans la circonscription de Rivière-des-Mille-Îles, M. Carignan a été nommé sénateur jeudi dernier par le premier ministre Stephen Harper, en même temps que huit autres. Cette nomination lui vaudra, entre autres, un salaire annuel de quelque 130 000 $.

Dans un premier temps, immédiatement après sa nomination, M. Carignan avait laissé entendre qu’il voulait conserver les deux postes et qu’en demeurant maire, il ne créait pas de précédent. Il avait d’ailleurs cité certains exemples à cet effet. Aussi, il avait mentionné que «le travail de sénateur est un travail à temps partiel, qui laisse beaucoup de flexibilité». Vendredi matin, en entrevue à la radio, avec René Homier-Roy, à l’émission C’est bien meilleur le matin, il était cependant moins catégorique, disant attendre des avis juridiques sur la question.

Finalement, M. Carignan a émis, vendredi, en fin d’après-midi, un communiqué de presse sur le site Web de la Ville de Saint-Eustache annonçant «qu’il ne pourra pas occuper les deux fonctions simultanément, soit celles de sénateur et de maire de Saint-Eustache. Cette annonce fait suite à l’obtention d’avis juridiques reçus en début d’après-midi». Selon les informations fournies par le quotidien La Presse, dans son édition du samedi 29 août, «l’article 300 (5) de cette loi [Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités du Québec] stipule en effet « qu’est inhabile à exercer la fonction de membre du conseil qu’elle occupe la personne qui […] commence, après son élection, à occuper le poste de préfet élu conformément à l’article 210.29.2 de la Loi sur l’organisation territoriale municipale ou de membre du Parlement du Québec ou du Canada »».

Dans ce même communiqué de presse, M. Carignan en profite pour «remercier les citoyens de Saint-Eustache qui m’ont accordé leur confiance pendant ces deux mandats. J’ai grandement apprécié ces années au cours desquelles j’ai côtoyé des gens d’une grande richesse. Les défis que je m’apprête à relever me permettront d’acquérir de nouvelles expériences que j’espère tout aussi stimulantes».

Le départ imminent de M. Carignan changera la donne en prévision des prochaines élections municipales à Saint-Eustache. Son parti politique, Option Saint-Eustache – Équipe Carignan, et ses membres devaient se réunir lundi dernier afin de déterminer les procédures liées à sa succession.

Pour le moment, aucun autre parti n’a manifesté son intention d’être de la prochaine élection municipale à Saint-Eustache. La seule opposition vient de l’ex-conseiller municipal Denis Paré qui a décidé d’être candidat indépendant dans le district électoral du Vieux-Saint-Eustache, où il sera opposé à Janique-A. Danis, candidate d’Option Saint-Eustache.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

Section concours

- PUBLICITÉ -
Top