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Charette mettra «cartes sur table» à la mi-septembre

Photo Yves Déry - Le député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, qui siège maintenant comme indépendant.

Charette mettra «cartes sur table» à la mi-septembre

Trois scénarios sont envisagés

Comme il l’avait laissé entendre, le député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, qui, au mois de juin dernier, a quitté le Parti québécois pour siéger comme indépendant, consultera les électeurs de sa circonscription avant de statuer sur son avenir politique. Sa décision sera connue pour la mi-septembre prochaine, tout juste avant la rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale, à Québec.

 

Cela dit, M. Charette s’explique assez mal la demande de l’exécutif du PQ de Deux-Montagnes qui exige qu’il démissionne dès maintenant pour qu’une élection partielle soit tenue dans Deux-Montagnes. Selon M. Charette, cette demande démontre, à ses yeux, qu’il y a «confusion» dans le rôle que doit assumer un député.

«Un député n’a pas le mandat de représenter une formation politique, mais l’ensemble des électeurs. C’est son devoir et sa responsabilité», a-t-il déclaré lorsqu’invité par L’ÉVEIL à commenter la position de l’exécutif péquiste.

Aussi, M. Charette s’explique mal les propos de l’exécutif deux-montagnais, rappelant que des députés progressistes-conservateurs et libéraux ont, sur la scène fédérale, quitté leur formation politique au début des années 1990 en raison de l’accord du lac Meech pour éventuellement former le Bloc québécois. Également, d’ajouter M. Charette, l’ex-député Pierre de Bellefeuille, élu à titre de péquiste dans Deux-Montagnes, a lui-même quitté le caucus du PQ en 1984 pour siéger comme député du Parti indépendant. «Si c’est bon d’un côté, pourquoi ce ne le serait pas de l’autre?» de questionner le député.

Depuis son annonce de quitter le PQ, M. Charette soutient avoir l’intime conviction qu’une majorité d’électeurs l’appuie lorsqu’il affirme qu’un prochain référendum n’est pas nécessaire dans l’immédiat, s’il se fie aux commentaires entendus lors de certaines de ses activités de représentation comme député et à la centaine de courriels reçus à son bureau jusqu’à maintenant.

Même s’il se dit réconforté par ces appuis, M. Charette entend poursuivre le plan de match qu’il s’était fixé au départ. En plus des quelque 3 000 personnes qu’il a jointes par courriel, à partir d’une liste qu’il possédait à son bureau, M. Charette prévoit tenir deux rencontres publiques, une à Deux-Montagnes et une autre à Saint-Eustache, fin août, pour jauger l’humeur des électeurs.

Trois scénarios sont sur la table, soit qu’il démissionne, soit qu’il termine son mandat comme député indépendant, soit qu’il rejoigne les rangs d’une nouvelle formation politique, celle que pourrait éventuellement mettre sur pied l’ex-ministre François Legault, cofondateur et tête d’affiche de la Coalition pour l’avenir du Québec. «Si je n’ai plus de légitimité, je vais quitter, mais ce n’est pas le sentiment que j’ai pour le moment», a-t-il dit.

Enfin, en ce qui a trait à ses liens avec François Legault, le député Charette a reconnu entretenir avec lui une bonne relation, lui avoir parlé à maintes reprises depuis qu’il a été élu député, mais pas, d’un commun accord, depuis le printemps dernier, et qu’il compte le rencontrer au cours de l’été. «Son idée de trêve référendaire me plaît bien, mais je ne vais pas adhérer à une formation politique sur cette seule idée», a déclaré M. Charette, réitérant, en fin d’entrevue, sa promesse de «mettre cartes sur table» pour la mi-septembre.

 

 

 

 

 

 

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