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«Ce gouvernement n’a jamais été capable d’assurer le contrôle des dépenses» – Daniel Ratthé

Budget Bachand

Déposé le jeudi 17 mars, le budget Bachand ne fait pas l’unanimité, à tout le moins chez les députés péquistes des Basses-Laurentides.

Invités à en commenter le contenu, les députés de la région, nommément Denise Beaudoin (Mirabel), Benoit Charette (Deux-Montagnes) et Daniel Ratthé (Blainville), en avaient long à dire sur les impacts négatifs de ce budget et le peu d’espoir qu’il laisse entrevoir aux contribuables. «Nous faisons face à un gouvernement qui ne veut pas bouger, qui reporte les décisions importantes et qui pellette par en avant», a résumé M. Ratthé. «C’est un contrat rompu. Je suis vraiment découragée. Ce budget est une vraie fumisterie», a ajouté Mme Beaudoin.

En mission d’observation en Haïti à titre de délégué de l’Organisation internationale de la francophonie au moment du dépôt du budget, le député de Deux-Montagnes, Benoit Charette, a pour sa part manifesté son inquiétude face à la dette grandissante du Québec. «Le poids de la dette est énorme. Après la santé et l’éducation, c’est le troisième poste budgétaire en importance au Québec. C’est lourd de sens», a-t-il commenté.

Effort fiscal

En substance, les députés ont uni leurs voix pour déplorer le fait que la contribution du gouvernement allouée à la réduction de la dette, qui devait au départ être de l’ordre de 62 %, n’aura finalement été que de 40 %. «Avec toutes les hausses de tarifs, le citoyen s’est ramassé avec un fardeau de 60 % sur le dos. En huit ans, ce gouvernement n’a jamais été capable d’assurer le contrôle des dépenses», a pointé M. Ratthé. L’an dernier, la croissance des dépenses du gouvernement devait être de 2,8 %. Elle aura finalement atteint les 3,7 %, soit une hausse de 1,35 milliard de dollars. Si on ajoute le service de la dette, la hausse des dépenses s’élève à 4,1 %. «On est loin de l’objectif visé. Les dommages sont lourds pour les contribuables», a noté M. Charette.

Parmi les autres points déplorés par les députés, la hausse des frais de scolarité qui, estiment-ils, aura un impact direct sur les jeunes. «On essaie de garder nos jeunes à l’école. C’est clair que cette hausse ne les incitera pas à aller à l’université», croit Mme Beaudoin. Même son de cloche du côté de la santé, alors que les iniquités vécues par les Laurentides en matière de santé et services sociaux sont loin de s’estomper, selon M. Ratthé. «On nous dit que l’écart qui existe entre le crédit accordé au ministère de la Santé et les coûts réels, soit environ 5 %, sera comblé par des compressions dans les dépenses administratives. Or, on peine déjà à arriver avec ce qu’on a. Une autre décision que M. Charest reporte à plus tard», a laissé tomber M. Ratthé.

Et la liste continue: l’environnement, le transport en commun, les organismes communautaires, les aînés, les femmes, la culture en région et la relève agricole. Autant de points qui brillent par leur absence dans ce budget. «Zéro égale zéro», a soutenu Mme Beaudoin.

Sans compter les places en garderie qui tardent à se concrétiser. «On nous promet 15 000 nouvelles places en 2015. Non seulement les bébés concernés seront-ils rendus à la maternelle à ce moment, mais nous serons assurément dans un autre mandat. Est-ce à dire que M. Charest s’engage à ne pas tenir ses promesses?» a conclu M. Charette.

Mentionnons, en terminant, que le député de Groulx, René Gauvreau, n’a pu être joint puisqu’il est toujours absent du bureau pour des raisons de santé.

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