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Malgré qu'il soit atteint de la maladie de Parkinson, Alain Thibodeau affirme vivre une vie des plus normales. (Photo Christian Asselin)

Avant d‘emménager à Saint-Eustache, l‘année dernière, Alain Thibodeau avait passé 31 ans à Boisbriand. (Photo Christian Asselin)

Alain Thibodeau raconte sa vie avec le Parkinson

Course de 1 à 5 km dans les rues de Blainville, le 8 septembre

C’est le 8 septembre, sur le coup de 8 h 30, que se déroulera à l’école Lucille-Teasdale de Blainville l’événement Parcours Parkinson Basses-Laurentides, une course de 1 à 5 km, ou une marche familiale de 3 km, destinée à amasser des fonds pour offrir des services de soutien aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson et à leur famille.

C’est le 8 septembre, sur le coup de 8 h 30, que se déroulera à l’école Lucille-Teasdale de Blainville l’événement Parcours Parkinson Basses-Laurentides, une course de 1 à 5 km, ou une marche familiale de 3 km, destinée à amasser des fonds pour offrir des services de soutien aux personnes atteintes de la maladie de Parkinson et à leur famille.

L’Eustachois Alain Thibodeau est bien placé pour comprendre l’importance de telles collectes de fonds, lui qui lutte contre la maladie de Parkinson depuis 18 ans.

Bien que cette maladie apparaisse habituellement à la soixantaine, dans son cas, c’est à l’âge de 42 ans que les premiers symptômes se sont manifestés.

«Lorsque je m’assoyais après le souper pour regarder la télévision ou pour relaxer, je remarquais que mon petit doigt de la main droite bougeait tout seul» , se rappelle-t-il.

Loin de se douter à ce moment qu’il est atteint de la maladie de Parkinson, c’est pourtant ce diagnostic qui allait tomber, quelques mois plus tard, après qu’il eut consulté son médecin de famille, puis un neurologue.

«Le médecin m’a alors annoncé qu’il avait une bonne et une mauvaise nouvelle pour moi. La mauvaise c’est que j’avais le Parkinson et la bonne c’est que je ne pouvais pas en mourir. Je l’ai bien pris en me disant que s’il fallait que je vive avec, j’allais le faire» , dit-il.

Vivre une vie normale

Au cours des cinq premières années qui ont suivi le diagnostic, M. Thibodeau, sous les conseils de son médecin, évite de prendre de la médication. Toutefois, au fil du temps, sa situation se détériore: les tremblements sont de plus en plus présents, son bras droit ne balance plus lorsqu’il marche, «ça commençait à être tannant!» mentionne-t-il à ce sujet.

Près de 20 ans plus tard, et après avoir participé pendant plus de six ans à un programme de recherche qui l’a mené jusqu’à New Haven au Connecticut, il doit aujourd’hui avaler 17 pilules par jour.

«J’en prends une pour enrayer les tremblements, une autre pour la douleur musculaire, puis une autre pour que le médicament fasse effet plus longtemps. Je prends des pilules à toutes les 3 heures. Si je n’ai pas ma dose ou que la précédente ne fait plus effet, je le sais tout de suite!» , de dire celui qui affirme vivre, malgré la maladie, une vie des plus normales. Il essaie du moins.

«J’ai continué à travailler, à prendre des marches, à inviter mes amis et ma famille à souper. Certains s’apitoient sur leur sort et cessent d’exister lorsqu’ils apprennent qu’ils sont atteints du Parkinson. Moi, j’ai décidé de vivre ma vie!»

Il s’implique auprès de Parkinson Québec, de Parkinson Canada et de Parkinson Québec, Basses-Laurentides, en participant à leurs colloques annuels, notamment, mais aussi en s’associant au Parcours Parkinson Basses-Laurentides du 8 septembre.

Pour s’inscrire, il suffit de visiter le [http://parcoursparkinson.ca]. Ce sera une belle occasion de rencontrer la comédienne Louise Cardinal, porte-parole de cette 11e édition.

Le Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui se manifeste principalement par des troubles du mouvement. Elle s’explique par la perte de cellules dans une partie du cerveau que l’on nomme la substance noire. Ces cellules sont responsables de la production de la dopamine, un élément chimique qui agit comme messager entre les cellules du cerveau impliquées dans le contrôle du mouvement, d’où son appellation de neurotransmetteur. On estime qu’au moment où le diagnostic est prononcé, environ 80 % des cellules produisant la dopamine ont déjà cessé de fonctionner. La diminution significative de dopamine qui en résulte entraîne ainsi l’apparition des symptômes de la maladie de Parkinson.

Chaque jour, 25 personnes reçoivent un diagnostic de maladie de Parkinson. D’ici 2031, on estime que le nombre de Canadiens atteints de cette maladie devrait doubler pour atteindre plus de 163 700 personnes atteintes.

 

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