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Aider nos enfants à bien dormir

(Photo Yves Déry) - La conférencière, Brigitte Langevin, a titré sa présentation Bien dormir, de la naissance à l’adolescence.

Aider nos enfants à bien dormir

Les Belles Rencontres

«Il y a un monstre sous mon lit!», «Il y a juste les bébés qui se couchent à 19 heures!», «Laisse-moi dormir ce matin!» Ces citations vous rappellent votre enfant ou votre adolescent?

La première conférence présentée dans le cadre des Belles Rencontres portait sur le besoin de dormir. La conférencière, Brigitte Langevin, a d’abord exposé les cycles du sommeil et fait savoir les besoins en sommeil selon l’âge de l’enfant. Par exemple, un bébé doit dormir de 16 à 18 heures comprenant trois ou quatre siestes. Un enfant de quatre à cinq ans doit dormir entre 12 et 14 heures incluant un repos durant lequel il n’est pas nécessaire de dormir. Un adolescent doit dormir 15 minutes de moins par année pour totaliser 9 h 45 de sommeil vers l’âge de 17 ans.

Les effets du manque de sommeil sont nombreux: fatigue, irritabilité, manque d’attention. On somnole le jour, on est plus fragile à la maladie et on peut avoir des problèmes d’apprentissage.

L’hyperexcitabilité, des bâillements successifs, les paupières lourdes, le frottement du nez ou des oreilles sont des signes de fatigue. Lorsque l’enfant n’est plus attentif, qu’il a besoin de soutenir sa tête ou qu’il a froid, il est temps pour lui d’aller au lit!

Les ennemis du dodo

Pour aider les tout-petits à s’endormir, le parent ne devrait pas obtempérer à une demande qu’ils ont l’habitude de refuser ni s’endormir avec son enfant. «N’exigez pas que votre enfant s’endorme en se couchant. C’est son cerveau qui gère le sommeil», fait savoir Mme Langevin.

Chez les enfants âgés de 6 à 12 ans, dormir, «c’est bon pour les malades, les punis, les vieux et les bébés.» «La peur des monstres est un ennemi de leur sommeil. Soyez vigilant sur les émissions télévisées regardées par votre enfant», indique-t-elle. Évitez les sucreries, les repas tardifs ou trop copieux, le sport trop tard le soir, les discussions contrariantes.

Pour les adolescents, ça se passe au niveau des hormones. La mélatonine, une hormone qui signale au corps qu’il a besoin de dormir, est sécrétée plus tard le soir. «Au moment de se coucher à 21 heures, son horloge biologique interne lui dit qu’il n’est que 19 heures, illustre-t-elle. Il ne ressent donc pas le goût ni le besoin d’aller se coucher. Le lendemain lorsque le réveil sonne à 7 heures, son corps indique 5 heures.»

Les alliés du dodo

Chez les enfants de moins de cinq ans, un horaire régulier et un rituel avant le dodo sont vos meilleurs alliés. «Établissez les limites et faites en sorte qu’elles soient respectées. Une fois couché, l’enfant ne doit pas se relever», fait-elle savoir.

Chez les 6 à 12 ans, dormir permet de grandir, de mémoriser, de récupérer et de préserver la santé. Elle conseille de régler la minuterie à une décente heure de lever pour le week-end. «Prévenez votre enfant qu’il peut jouer dans sa chambre tranquillement, mais ne doit pas en sortir ou vous appeler tant que la lampe de chevet n’est pas allumée.»

Chez les ados, il importe de convenir d’un couvre-feu avec un horaire fixe au lever, par exemple, 10 heures la fin de semaine. Elle suggère de faire respecter cette règle en lui faisant signer une entente incluant une conséquence logique.
«Débranchez télé et ordinateur une heure avant le coucher, il sera ainsi plus à l’écoute de son corps et de son envie de dormir», suggère-t-elle.

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