Des parents questionnent la décision de Hockey Québec

Dany
Dany Cloutier
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Programmes sports-études en hockey

Dans une lettre ouverte qu’ils ont fait parvenir à L’ÉVEIL au cours des dernières semaines, les parents d’un jeune joueur de hockey critiquent la décision de Hockey Québec de privilégier le programme sport-études «pour les joueurs de calibre AA ou AAA, et ce, dès le pee-wee», affirment-ils, sans vouloir dévoiler leur identité.

«On nous a dit que cette décision a été prise dans le but de pouvoir développer les meilleurs joueurs des régions afin qu’ils puissent jouer dans les ligues Midget AAA et éventuellement dans le junior majeur. Toutefois, le fait d’obliger les jeunes joueurs à faire un sport-études ne signifie pas nécessairement que les équipes seront plus compétitives et qu’ils développeront les meilleurs joueurs puisque cela amènera différents problèmes que nous avons vécus, cette année, dans notre région», affirment-ils, soutenant que la volonté de ne pas changer d’école en raison du sentiment d’appartenance ou des coûts annuels relatifs au sport-études – qu’ils évaluent à 5 000 $ – en découragent plus d’un à poursuivre. «Imaginez les sentiments de ce jeune joueur et ceux que les parents éprouvent lorsqu’ils sont obligés de mettre fin au rêve de leur enfant! Malheureusement, nous sommes obligés de constater que le merveilleux sport du hockey deviendra un sport pour les plus fortunés,» écrivent-ils.

Du côté de Hockey Québec, on donne un tout autre son de cloche. Jacques Blouin, entraîneur sports-études au sein de l’organisme, réagit en disant que ces propos le laissent «un peu perplexe. Je crois que les gens ne font pas la somme de tous les coûts en termes de temps et d’argent», dit-il, pour les jeunes qui évoluent à l’extérieur du programme sport-études.

Or, selon lui, les charges maximales acceptées s’établissent à 3 300 $ par année par joueur, des montants qui incluent l’aspect hockey, dont le camp d’entraînement et l’inscription scolaire, et qui, dit M. Blouin, incluent parfois l’accès à des «services périphériques» comme un psychologue sportif, des nutritionnistes et de la physiothérapie. «Je ne dis pas que ce n’est pas cher, mais dans un contexte civil [hors des programmes sport-études], c’est possible que ce soit plus cher», dit-il. Il n’y aurait aucune obligation à fréquenter une école particulière, sauf que les jeunes doivent être présents aux activités hockey.

Or, le sport-études serait, selon lui, la meilleure structure pour réduire les coûts, alors que l’école devient la structure d’accueil. Quant à la question des performances, Jacques Blouin affirme que les jeunes ont besoin d’un certain nombre d’heures d’entraînement sur glace et hors glace pour progresser. Le fait d’avoir accès à ces entraînements à même l’horaire d’école, «ça permet de dégager plus de temps pour les devoirs et la vie sociale.» L’utilisation des équipements sportifs de jour permet aussi de dégager des heures, le soir, pour les hockeyeurs qui évoluent à des niveaux inférieurs de compétition. «Ça permet aussi aux parents de souffler, de dégager une portion de leur semaine», souligne-t-il.

Quant à la question du changement d’école, des sondages menés auprès des jeunes démontrent que le taux de satisfaction des joueurs qui font partie du sport-études «frôle le 100 %», que 94 % des jeunes reviendraient à ce programme à la suite de leur expérience.

 

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