Le combat des vignerons québécois a l’appui de la CAQ

Benoît
Benoît Bilodeau
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

La situation des vignerons québécois concernés préoccupe la CAQ.

Réagissant à la décision du gouvernement Couillard de modifier sans préavis le Programme de commercialisation et de mise en valeur des vins québécois, le député caquiste de Granby, François Bonnardel, porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière de finances, estime que c’est ni plus ni moins une «mise à mort» imposée aux producteurs québécois qui sont touchés.

Rappelons que le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a fait savoir, dans une lettre datée du 16 décembre dernier, qu’il modifiait ce programme, en fixant à 100 000 $ le montant maximal auquel a droit un producteur de vins en ristounes pour les produits qu’il vend à la Société des alcools du Québec (SAQ).

Si la situation ne concerne pas tous les producteurs québécois, elle touche les plus importants, dont le Vignoble Rivière du Chêne, à Saint-Eustache, qui a vendu plus de 70 000 de ses bouteilles dans les succursales de la SAQ en 2014-2015. Son propriétaire, Daniel Lalande, qui ne recevra donc que 100 000 $, a indiqué que c’est perte financière de 135 000 $ qu’il doit subir pour cette période précise.

«Un contrat est un contrat»

Selon le député de la Coalition Avenir Québec (CAQ), le gouvernement du Québec se doit de respecter sa parole car il cause, avec cette décision, un «préjudice extrême important» à ces producteurs.

«Un contrat est un contrat. Le gouvernement se doit de payer ce qu’il doit à ces producteurs. Ceux-ci ont des paiements à faire à des créanciers. Ils s’attendaient à recevoir cet argent. Le ministre Leitão s’y était engagé au mois d’octobre 2014, et n’est pas revenu sur parole depuis. S’il le faut, le gouvernement n’a qu’à piger dans les surplus de la SAQ. Et si le gouvernement doit modifier les règles de son programme, il doit en informer les parties concernées à l’avance, et pas à la dernière minute comme il l’a fait», a commenté, mardi, le porte-parole caquiste, en entrevue téléphonique avec vos hebdos du Groupe JCL.

À son avis, les producteurs de vins québécois sont victimes d’une chicane entre les ministres Pierre Paradis (MAPAQ) et Carlos J. Leitão (Finances). «Les vignerons n’ont pas à faire les frais de ces chicanes internes. Une telle décision cause un sérieux préjudice à la pérénité de ces entreprises, déjà fragile. Pour celles-ci, 100 000 $, 150 000 $, c’est beaucoup d’argent. On ne change pas la donne en cours de route», a répété le député Bonnardel.

Un appui de la CAQ

Ce dernier s’est engagé, au retour des parlementaires à l’Assemblée nationale, le 9 février prochain, à exercer les pressions voulues si le gouvernement Couillard n’a toujours pas, à ce moment, respecté sa parole et sa signature.

«Les producteurs concernés sont assurés de l’appui des députés de la CAQ dans ce dossier. Le gouvernement doit reconduire ce programme comme il s’y était engagé jusqu’à la fin de l’exercice financier 2015-2016», a conclu le porte-parole caquiste en matière de finances au nom de ses collègues de Deux-Montagnes et de Mirabel, Benoit Charette et Sylvie D’Amours.

Organisations: Coalition Avenir Québec, Société des alcools du Québec, MAPAQ Ministère de l’Agriculture Pêcheries Alimentation du Québec Groupe JCL Assemblée nationale

Lieux géographiques: Saint-Eustache, Québec, Deux-Montagnes Mirabel

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Nathalie Leclercq
    13 janvier 2016 - 12:54

    Merci aux députés de la CAQ de s'impliquer dans ce conflit.