«Ici au Carrefour, notre clientèle 25-35 ans est nombreuse et on a voulu répondre aux préoccupations de ces gens déjà en emploi, en changement, au chômage ou rendu à faire un bilan de carrière et qui ont une famille. On a voulu inviter les femmes pour cette conférence», a expliqué, à cette occasion, Marie-France Phisel, agente de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse.
Une quinzaine de participantes étaient présentes lors de la présentation qui a été donnée par la conseillère en orientation Émilie Charbonneau et l'agente Marie-France Phisel.
La première partie concernait le «bilan des compétences», c’est-à-dire la situation particulière des mères qui retournent sur le marché du travail et leurs inquiétudes. Le bilan sert, entre autres, à identifier les compétences et les intérêts d’une personne en transition ou réorientation. Il permet aussi de renforcer la confiance en soi, a expliqué Émilie Charbonneau.
«Il faut se poser les bonnes questions en période de transition, ce n’est pas toujours un revirement à 180 degrés, il existe plusieurs solutions», a-t-elle ajouté.
«L’entrepreneuriat est aussi un moyen de se retrouver sur le marché du travail», a indiqué, de son côté, Mme Phisel lors de la deuxième partie qui s’intitulait Être une mère en affaires.
En plus de présenter les services du CJE, celle-ci a énuméré les qualités d’un entrepreneur: la confiance en soi, la créativité, l’initiative, la persévérance, le sens des responsabilités et la solidarité. Au Canada, a-t-elle dit, «trois PME sur cinq sont créées par des femmes, dont 80 % sont mères».
L’entrepreneuriat est aussi un moyen de se retrouver sur le marché du travail -
Elle a également démontré les avantages et inconvénients de se partir en affaires chez soi, en plus des pièges à éviter comme celui des tâches ménagères, du pyjama et l’importance d’avoir une pièce aménagée pour le travail.
Des faits qui ont été soulignés par le témoignage de Christelle Serei, une mère en affaires avec ses trois enfants. «En tant que femme, j’avais besoin de me prouver que j’étais capable et dans mon entreprise, je suis valorisée autrement et je suis plus qu’une mère», a expliqué Mme Serei, ajoutant que le plus gros problème rencontré est celui des finances, car la première année, il y a beaucoup de développement à faire et moins de revenus.
«Il est important de s’asseoir avec son conjoint et expliquer clairement qu’on travaille à la maison et que les tâches ou le souper ne seront pas faits. Je vivais beaucoup de pression face à l’argent, mais je voulais continuer mon rêve. Aussi, ça m’a pris du temps pour me déculpabiliser d’envoyer mes enfants à la garderie», a-t-elle expliqué avec beaucoup de franchise. «Le plus important est de réaliser son rêve et de ne pas lâcher», a-t-elle terminé.
D’autres invitées ont également pris la parole: Alicia Dominguez, de la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs, et France Gamache, commissaire du développement économique (démarrage) au Centre local de développement (CLD) de la MRC de Deux-Montagnes.



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