Âgée de 33 ans, Julie Ladouceur fait partie de la relève de l’entreprise, dont le processus a été enclenché au cours des derniers mois. «C’est sûr que c’était important pour moi de pouvoir monter les échelons au sein d’une entreprise. J’ai besoin d’avoir des défis», convient-elle. Elle a clairement fait comprendre aux propriétaires que si elle n’avait pas la chance de prendre la relève, elle irait travailler ailleurs. L’Eustachoise aurait lancé une entreprise semblable dans un autre marché, mais elle avoue que le cœur n’aurait pas été là, aimant trop sa localité. «J’aime prendre des décisions. […] J’accomplis ce que je voudrais faire même si je ne suis pas encore propriétaire. On me donne beaucoup de latitude», indique la directrice des opérations.
Entre 2001 et 2004, elle a assisté au manque de succès d’un projet: un comptoir de service à la gare de Deux-Montagnes. «Ça fonctionnait plus ou moins. J’ai pris le défi de m’en occuper et ça n’a pas fonctionné plus. On s’est rendu compte qu’il valait mieux se concentrer sur ce qu’on faisait le mieux et ne pas s’éparpiller. C’est quelque chose qu’on n’essayera plus», raconte-t-elle.
Parcours diversifié
Ayant toujours été vaillante, elle livrait des télégrammes chantés à l’âge de 13 ans. Trois ans plus tard, elle décroche un poste dans une grande chaîne d’alimentation rapide où elle apprend beaucoup jusqu’à devenir deuxième aide-gérante.
Jusqu’à 19 ans, elle voulait travailler en théâtre. «J’ai étudié un an au collège Lionel-Groulx en lettres profil art dramatique, mentionne-t-elle. Du jour au lendemain, j’ai changé d’idée. Je trouve important d’être fier de la réussite des autres et le milieu du théâtre est très compétitif. Les gens calent les autres pour se remonter et ça ne correspondait pas à mes valeurs.»
Elle entreprend ensuite un cours en fleuristerie au Centre de formation agricole de Mirabel. «Mon père est venu me chercher en 2001 et c’est à ce moment qu’on a ouvert la boutique», se rappelle-t-elle. Avec sa formation de fleuriste, elle propose d’offrir le service d’emballages-cadeaux, qui n’a cessé de gagner en popularité depuis.
Fondée par son père, Richard Ladouceur, son frère, Normand, et leur associé, Denis Mondou, Café Plus devrait être dirigée dans cinq ans par Julie Ladouceur et le fils d’un des associés, Francis Mondou, âgé de 23 ans. D’ici là, l’expérience des trois fondateurs s’allie à l’énergie de la relève. Une «recette gagnante», selon Mme Ladouceur.
Tournée vers l’avenir
«Je sais déjà que nous voulons aller dans la continuité des fondateurs. Il importe de développer l’entreprise de façon constante et progressive», estime-t-elle. Son dada, c’est la boutique.
«Pour réussir, il faut savoir communiquer. C’est la première clé comme dans un couple», indique-t-elle. Parions que la deuxième, c’est d’aimer travailler, puisque son entrain la fait littéralement rayonner!
encadré
Nom des copropriétaires: Richard Ladouceur, Normand Ladouceur et Denis Mondou
Nom de l'entreprise: Café Plus
Date de création: 1998
Nombre d'emplois: 11
Sphère d'activité: services de pause-café et boutique cadeaux



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