Le 15 septembre dernier, le Carrefour des services aux entreprises (CSE) offrait un atelier-conférence de la consultante Marie Colalillo sur les défis qui se posent aux recruteurs à l’ère du Web 2.0. L’événement avait lieu dans les bureaux du Centre local de développement (CLD) de Deux-Montagnes, à Saint-Eustache.
Mme Colalillo dénombre trois stratégies principales pour «identifier et approcher des candidats potentiels à l’aide des réseaux sociaux», dit-elle: passer en revue les annuaires électroniques d’associations et de groupes d’intérêts, utiliser les sites de réseautage pour faire paraître des annonces et explorer les blogues et forums de discussions spécialisés pour trouver des candidats potentiels – cette dernière solution étant cependant en perte de vitesse, selon Mme Colalillo.
Avantages et inconvénients
Autant pour les recruteurs que pour les candidats, les outils de recrutement issus du Web 2.0 comportent des avantages et des inconvénients. Pour les premiers, Marie Colalillo compte au nombre des avantages l’accès facile aux candidats, surtout les jeunes, la réduction des coûts et du temps de recrutement et la possibilité d’allier marketing et embauche.
Côté inconvénients, on note, entre autres, l’efficacité non démontrée de la méthode, l’utilisation encore timide des candidats et l’apprentissage nécessaire lié aux bonnes pratiques. Chez les candidats, la facilité et la rapidité du processus sont au nombre des avantages. En contrepartie, il faut souligner l’accès à beaucoup d’information pour les recruteurs, et des dangers de sollicitation non désirée. Marie Colalillo souligne l’existence de l’ouvrage Guide de survie pour recruter sur le Web, de Didier Dubois et Émilie Pelletier.
Avant de passer en mode Web 2.0, les recruteurs devraient s’assurer de respecter certaines étapes pour s’assurer du succès de leur démarche. Dans un premier temps, Mme Colalillo suggère de s’interroger sur le type de candidat que l’on veut recruter, sur son niveau d’utilisation du Web 2.0, sur les motifs qui poussent l’entreprise à le rejoindre et sur le message que l’on doit produire pour atteindre notre cible. Ensuite, la démocratisation du Web 2.0 fait en sorte qu’il faut être préparé à naviguer dans un environnement que l’on ne contrôle pas nécessairement à 100 %. Il faut aussi «faire vivre votre réseau», précise-t-elle, en y investissant pour produire du contenu intéressant.
«Si l’efficacité de l’usage des outils 2.0 en matière de recrutement n’a pas été clairement établie à ce jour, il n’en demeure pas moins que l’engouement pour ces nouvelles approches semble plus qu’une mode, notamment parce qu’elles permettent des économies importantes, conclut Marie Colalillo. Cependant, cet usage comporte des risques, tant pour le recruteur que pour les candidats. À vous d’y mettre une stratégie et des politiques en place pour réduire les risques.»



.jpg)


.jpg)
.gif)