C’est le 23 juillet dernier que le week-end consacré à l’opéra a débuté, avec la soirée dédiée à Offenbach. Pas le groupe popularisé par Gerry Boulet, mais bien le compositeur français d’origine allemande, Jacques, né Jacob, Offenbach (1819-1880).
Comme coup d’envoi du FestivalOpéra, on ne pouvait demander un meilleur amalgame entre la musique et le théâtre! Sous la direction musicale du chef d’orchestre français Vincent Monteil et la mise en scène de Patricia Panton, c’est avec la pièce La belle Hélène (1864) que le ton de la soirée est lancé. Chantal Lambert, soprano, et Thomas Macley, ténor, nous emmènent en voyage musical où les chanteurs qui forment le chœur jouent aux touristes. Chantal et Thomas ressemblent à des statues de dieux et déesses romains. Ils demeurent immobiles jusqu’à ce qu’ils chantent. Dès la première note, les spectateurs sont frappés: la force des voix est toujours saisissante, et comme les voix résonnent à l’intérieur de l’église Saint-Eustache, l’effet est encore plus grandiose!
La soirée continue avec Les Contes d’Hoffmann (1881) et l’entrée en scène de Marianne Lambert, soprano. Vêtue comme une poupée, elle nous fait voyager, rire, et nous amuse autant avec son jeu théâtral qu’avec sa voix légère, mais puissante. Sa présence sur scène nous fait oublier ce banc d’église inconfortable (les habitués avaient leur coussin). Idem pour la beauté du son. L’église Saint-Eustache est un bijou acoustique et son passé rend tout événement qui s’y tient historique.
Au tour de Leila-Marie Chalfoun, soprano, de Sylvie Sullé, mezzo, et de Mario Hacquard, baryton, d’offrir la pièce Tu ne chanteras plus. Le mélange des trois voix est intense et puissant. Les spectateurs sont conquis… et bouche bée! L’opéra a ce côté mystérieux: les paroles des chansons ne sont pas toutes audibles, mais la judicieuse mélodie entre les voix et l’orchestre, en plus du jeu théâtral des chanteurs, fait en sorte que tout est facilement compréhensible, pour le novice de l’opéra comme pour le chevronné.
Paris défile devant nous avec d’autres pièces d’Offenbach. Au fil des tableaux, des danseuses de french cancan arrivent et le Moulin Rouge brille de toutes ses lumières. Dans l’église, les spectateurs se balancent sur leurs bancs, sourires aux visages. À la fin du tableau, ils offrent une ovation aux chanteurs, à l'orchestre et son chef, et aux danseuses. En plus de la soirée Offenbach, différentes activités se déroulaient lors du week-end du FestivalOpéra. Entre autres, un hommage à Lionel Daunais, musicien, baryton et compositeur originaire de Montréal. Aussi, au Centre d’art La petite église, on pouvait écouter le récital de Chantal Lambert, soprano, et de Dominique Côté, baryton, avec Marc Boudreau au piano. Ensuite, un atelier où la relève était à l’honneur, en plus du gala opéras italiens dans le cadre des Dimanches sur la promenade, où plus de 2 000 personnes étaient présentes. Le FestivalOpéra se termine sur une bonne note qui, espérons-le, ouvrira la voie à une deuxième édition.






.jpg)

.jpg)


.gif)