D’ici à ce qu’une entente intervienne entre les deux parties, la Municipalité assure que la vocation actuelle de ce lieu de culte restera inchangée. Les activités paroissiales et religieuses continueront comme à l’habitude, et ce, tant et aussi longtemps que la Paroisse et ses fidèles en exprimeront le besoin, garantit-on.
«Nous sommes heureux de constater que la population, dans une large proportion, se mobilise et se range derrière nous afin d’assurer la sauvegarde de notre église, fait savoir le maire Alain Guindon. À cet effet, plus il y aura de gens qui s’intéresseront à cette question, plus nous serons à même de pousser encore plus loin nos réflexions afin non seulement de préserver ce joyau de notre patrimoine architectural, mais aussi en redonnant à notre église une vocation qui lui conférera à nouveau toutes ces lettres de noblesse.» La présidente du comité consultatif du patrimoine et conseillère municipale, Marie-Ève Surprenant, confirme qu’il serait «précipité», pour l’instant, de réfléchir à une autre vocation.
«Le projet n’est pas là pour aider la religion, mais pour aider un bâtiment patrimonial, convient le curé Martin Tremblay. Nous n’avons pas de craintes quant à la vocation de l’église, car la Municipalité nous a assuré qu’elle n’avait pas l’objectif d’occuper l’espace.»
L’avenir des deux autres
Les paroissiens du secteur Saint-Benoît de Mirabel ont également envisagé la vente de l’église, mais ceux-ci souhaitaient que le coût de la vente soit partagé pars tous les Mirabellois, non seulement ceux de Saint-Benoît. Le projet est donc tombé à l’eau. D’autres solutions doivent être considérées. Quant à l’église de l’Annonciation, la Municipalité d’Oka n’entend pas s’en porter acquéreuse.
«Les églises connaissent des problèmes majeurs en ce qui a trait à la toiture, qui doivent être réglés d’ici trois ans, sinon la structure des bâtiments sera menacée», fait savoir le curé.
Le coût des réparations des quatre églises a été estimé à cinq millions de dollars. Pour l’église de l’Annonciation, la Fondation de l’église a amassé 90 000 $, mais il en faudrait 300 000 $ pour couvrir tous les coûts.
Des églises à sauver
Paroisse Saint-François-d’Assise
Le curé de la paroisse Saint-François-d’Assise, Martin Tremblay, est en voie de sauver la deuxième des quatre églises de ses paroissiens. Après la vente de l’église de Saint-Placide à la Municipalité de Denis Lavigne, voilà que Saint-Joseph-du-Lac discute avec la Paroisse pour devenir acquéreuse de son église.
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